2011 juin » Le Blog d'Ecran Noir

Et si vous laissiez le merveilleux envahir votre vie ?

Posté par MpM, le 30 juin 2011

festival international du film merveilleux

A cette saison, c'est vrai, les occasions de sortir ne manquent pas. Pourtant, celles de s'émerveiller sont trop rares pour négliger la 2e édition d'un festival parisien atypique et prometteur, le festival international du film merveilleux. Une manifestation qui s'ouvre aujourd'hui pour trois jours consacrés au rêve, à l'imaginaire, à la magie, mais aussi aux mythes, légendes, fables, contes et autres science fiction et jeux vidéo qui contribuent à rendre notre quotidien plus beau et plus digne d'être vécu.

En plus d'apporter un peu de fantaisie et de poésie à l'existence, le merveilleux réconcilie toutes les cultures (toutes ont en effet leur part de rêve),  toutes les époques et tous les arts. Le cinéma, bien sûr, est loin d'être en reste. Il est même peut-être celui qui a fait le meilleur usage du merveilleux en offrant à nos yeux fatigués des images animées, réelles ou fantasmées, en 3D ou en noir et blanc.

C'est pourquoi le 7e art sera-t-il à l'honneur pendant ces trois merveilleuses journées avec une compétition de courts métrages venus du monde entier,  une sélection hors compétition anglaise et une autre américaine. Des lectures de conte et des jeux viendront également compléter le programme, forcément merveilleux ! Une telle occasion de s'offrir une petite pause poétique et magique est vraiment trop belle pour la laisser passer.

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2e festival international du film merveilleux
Du 30 juin au 2 juillet
Entrée libre
Theatre Douze /centre d’animation Ravel
6 avenue Maurice Ravel
75012 PARIS
Programme et horaires sur le site de la manifestation

Le monde du cinéma se mobilise pour Mahnaz Mohammadi

Posté par MpM, le 29 juin 2011

Les réactions n'ont pas tardé suite à l'arrestation dimanche de la cinéaste et actrice iranienne Mahnaz Mohammadi, fortement engagée dans la lutte en faveur des droits des femmes. On ignore actuellement où elle se trouve et sous quel chef d'accusation elle a été arrêtée, comme l'a souligné la société des réalisateurs français (SRF). Toutefois, les causes possibles de cette arrestation ne manquent pas.

En effet, Mahnaz Mohammadi (dont le film Femmes sans ombre a été primé dans de nombreux pays) n'a jamais caché ses réticences face au régime en place. Elle avait ainsi contribué au documentaire de Rakhshan Bani-Etemad sur les élections iraniennes de juin 2009, Nous sommes la moitié de la population, et était considérée depuis longtemps comme une "activiste politique" aux prises de position audacieuses. Il y a quelques mois, ses outils de travail (ordinateur, caméras) lui avaient été confisqués. En mai dernier, elle s'était également vu refuser le droit de quitter l'Iran, alors qu'elle devait accompagner à Cannes le film Noces éphémères de Reza Serkanian dans lequel elle a le rôle principal.

A cette occasion, alors qu'un débat sur la liberté d'expression était justement organisé par la SRF, la jeune femme avait envoyé un message aux participants, message relayé par Costa-Gavras. "Je suis une femme, je suis cinéaste, deux raisons suffisantes pour être coupable dans ce pays", écrivait-elle. "Actuellement, je réalise un nouveau documentaire sur les femmes de mon pays. Le combat des femmes pour leur identité est un élément incontournable de leur vie de tous les jours… et la liberté est le mot qui manque le plus à leur quotidien.  J'aurais vraiment aimé être parmi vous, chers amis.  Hélas, n’ayant pas l’autorisation de sortir de mon territoire, je suis privée de partager cette joie avec vous. Mais j'attends toujours et j'ai de l'espoir."

Selon le site de l'ancien premier ministre Mir Hossein Moussavi (actuellement en résidence surveillée) cité par l'AFP, Mahnaz Mohammadi aurait été arrêtée par des agents des forces de sécurité "qui pourraient appartenir aux services de renseignement des Gardiens de la révolution", le bras idéologique et armé du régime iranien. La réalisatrice avait déjà été arrêtée puis relâchée en juillet 2009 en même temps que le cinéaste Jafar Panahi.

Tandis que la SRF lançait immédiatement une pétition de soutien à la jeune femme (signée notamment par Gilles Jacob, Jean-Paul Salomé, Elie Chouraqui, Bertrand Blier, Marceline Loridan-Ivens, Claude Miller et les membres de la SRF), le président de la Cinémathèque française, le cinéaste Costa Gavras, s'est publiquement ému du sort réservé à Mahnaz Mohammadi qui avait présenté son film Travelogue à la cinémathèque en juin 2010 lors d'une journée dédiée au cinéma iranien.

Deux autres artistes iraniennes (Maryam Majd, qui devait recevoir un prix à Berlin pour ses photos sur le sport féminin en Iran, et la journaliste Zahra Yazdani, spécialiste des questions sociales et économiques) ont elles aussi été arrêtées les 17 et 21 juin derniers. Ces trois artistes iraniennes sont poursuivies "simplement parce qu’elle ont le courage d’exercer leur métier et leur talent en revendiquant leur liberté", a déclaré Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, soulignant que "ces inacceptables privations de liberté s’ajoutent aux menaces qui pèsent toujours sur les deux cinéastes Jafar Panahi et Mohamed Rasoulov, assignés à résidence." Le ministre a également rappelé que les artistes iraniens censurés et harcelés "peuvent compter sur le soutien sans faille de la France."

On ne pouvait mieux dire, même si ce soutien ne pourra pas éternellement se résumer à des condamnations verbales prononcées à des milliers de kilomètres de Téhéran. Surtout si les arrestations continuent à se multiplier. Car pour une personnalité médiatique arrêtée, combien d'anonymes qui croupissent dans les prisons iraniennes ?! Comme dans un bon film politique, on aimerait voir ce régime tyrannique remis sérieusement en question, dans ce qui pourrait être un nouvel épisode de la "Révolution arabe". Enfin une suite que l'on regarderait avec intérêt et plaisir.

Bille August adapte un roman suisse et adopte un acteur anglais

Posté par vincy, le 28 juin 2011

Bille August, paradoxale double Palme d'or au festival de Cannes (Pelle le Conquérant en 1988 et Les meilleures intentions en 1992) n'a rien tourné depuis 2007 (Goodbye Bafana). Pour son retour, il s'attaque à l'adaptation du roman du suisse Pascal Mercier, Train de nuit pour Lisbonne (2006). Le budget de cette production germano-suisse est modeste (2 millions d'euros).

C'est l'histoire d'une rencontre entre une femme penchée sur le parapet d'un pont, un soir, à Berne, sous une pluie battante, et la découverte d'un poète portugais, Amadeu de Prado, bouleversent la vie du professeur Raimond Gregorius. Il part pour Lisbonne afin de découvrir qui était le poète. Son enquête l'entraîne dans une ronde de personnages qui l'ont connu. Ce poète s'étant longtemps battu contre le dictateur portugais Antonio de Oliveira Salazar.

Jeremy Irons interprétera le professeur suisse. Il sera l'une des vedettes de la série Les Borgias, réalisée par Neil Jordan, qui sera diffusée en France cet automne sur Canal +. On le verra aussi dans The Words, aux côtés de Bradley Cooper, et dans Margin call, avec Kevin Spacey et Paul Bettany.

Michele Placido réunit Daniel Auteuil et Mathieu Kassovitz

Posté par vincy, le 28 juin 2011

En attendant son prochain film, L'ange du mal, en salles le 7 septembre, Michele Placido, connu pour son polar noir et sang Romanzo Criminale, a déjà attaqué un nouveau projet : Le guetteur. Autre thriller. Il le tournera en français, avec dans les rôles principaux Daniel Auteuil et Mathieu Kassovitz.

Le tournage commence lundi, pour une durée de deux mois, à Paris et dans la région parisienne. Le générique comprendra aussi Olivier Gourmet, Nicolas Briançon et Luca Argentero.

Le film s'articule autour de la construction d'un piège monté par un Commissaire (Auteuil) pour arrêter un gang de braqueurs. Mais ce gang de trois a un atout : un quatrième élément, tireur d'élite (Kassovitz). L'histoire est celle d'un face-à-face entre un flic intraitable, ce tueur et un truand machiavélique.

Cars 2 tiendra-t-il la route au Box office US ?

Posté par geoffroy, le 26 juin 2011

Selon les premiers chiffres, Cars 2 démarre en trombe pour son premier weele-end. 25M$ le vendredi pour un week-end estimé à 68M$. Le succès est donc au rendez-vous. Sans surprise.

A dire vrai nous ne nous attendions pas à un échec. Encore moins si l’on prend en compte le relatif échec d’un Kung Fu Panda 2 quelque peu moribond avec un final estimé aux alentours des 160-170M$ sur le sol américain. Relativisons, le Panda est, pour le moment, le plus gros succès animé de l'année, devant Rio et Rango.

La route est tracée pour le bolide rouge de Pixar. A moins que…

Pour la première fois depuis Toy Story (1995), un film estampillé Pixar ne fait pas l’unanimité auprès de la critique américaine. L’excellent site Metacritic reprend l’essentiel des avis des grands médias américains pour établir une moyenne via un barème sur 100. Cars 2 obtient 58/100.

Ce qui est faible pour un studio habitué à livrer des longs-métrages de qualité aussi inventifs visuellement que narrativement. Les notes vont de 28 à 90. Les avis sont donc partagés. Pour rappel voici les moyennes obtenues par les différents Pixar selon le même mode de calcul. Et comme on le constate, cela ne préjuge en rien ni du box office final nord-américain (Toy Story 3, Nemo et Là-haut dominent les recettes) ni du succès international...

1/ Ratatouille : 96/100

2/ Wall E : 94/100

3/ Toy Story 1 & 3 : 92/100

5/ Les indestructibles : 90/100

6/ Le monde de Nemo : 89/100

7/ Là-haut & Toy Story 2 : 88/100

9/ 1001 pattes : 77/100

10/ Cars : 73/100

11/ Cars 2: 58/100

Le résultat est sans appel. Si nous le comparons aux autres films d’animation sortis cette année, Cars 2 reste également derrière.

1/ Rango : 75/100

2/ Kung Fu Panda 2 : 67/100

3/ Rio : 63/100

4/ Cars 2 : 58/100

Nous le voyons, la différence est bien plus faible. Mais contrairement à la norme Pixar, Cars 2 se fait distancer. Pour la critique américaine (nous disons bien américaine), le film a déçu. Ce qui ne veut pas dire qu’il soit forcément mauvais. En effet, un Pixar ne peut se satisfaire d’être bon. Il doit être excellent, novateur, poétique et techniquement parfait. Cela peut paraître injuste mais c’est comme cela.

Le film a réussi sa sortie. Soit. Réussira t-il sa carrière ? Pour cela le bouche à oreille est primordial, ce qui fait des avis postés par les internautes un bon indicateur. Sur ce point, ils sont unanimes et en accord avec la critique.

Sur le site d’IMDB le film récolte un honnête 6,6/10 alors que Là-haut obtenait un 8,4, Wall E un 8,5 et Toy Story 3 un 8,6. Deux points d’écart, c’est beaucoup. Même son de cloche sur le site Rotten Tomatoes. Avec 33% d’avis favorables Cars 2 est « atomisé » par Kung Fu Panda 2 et ses 83%. La logique voudrait que le dernier Pixar ne réédite pas les succès de Toy Story 3 (415M$) ou encore de Là-haut (293M$). Un score à la Wall E (223M$) nous semble bien plus probable.

Mais comme nous le disons souvent rien n’est joué, d’autant que le film de John Lasseter n’affrontera aucune concurrence directe tout l’été puisque le Chat Potté (prochain film d’animation à sortir aux Etats-Unis) ne sort qu’au mois de novembre.

Cabourg 2011 : rencontre avec Fiona Gordon et Dominique Abel pour La Fée

Posté par kristofy, le 26 juin 2011

La Fée est la nouvelle fantaisie de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy, une histoire d'amour contrariée entre une fée et un veilleur de nuit qui a fait l'ouverture de La Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en mai dernier. Le trio travaille ensemble à l’écriture du scénario ainsi qu'à la réalisation du film dans lequel ils sont aussi acteurs.

Ils étaient déjà venus au Festival de Cabourg pour Rumba, et ils étaient de retour cette année pour présenter La Fée. L’occasion de rencontrer le couple Fiona Gordon (la fée) et Dominique Abel (le veilleur de nuit) pour quelques questions :

Après L’Iceberg et Rumba, La Fée est une évolution vers un cinéma à la fois plus choral et plus social…

-Fiona Gordon : C’est naturel de chercher une autre facette qu’on n'a jamais montrée et de surprendre le public, mais on fait ça à chaque fois.

-Dominique Abel : On a de nouvelles envies en fonction des frustrations sur les films précédents mais aussi des idées du moment, c’est plus amusant de changer, on n’a pas envie de faire toujours la même chose.

-FG : En même temps, c’est toujours un peu la même chose parce qu’on garde la même direction : pour nous c’est un peu la beauté de l’inconformité, c’est la poésie qui existe dans la différence entre chacun.

Est-ce que tout le monde pourrait être une fée ?

-DA : La fée du film c’est quand même un personnage humaniste avant tout, évidemment il y a une complicité avec les spectateurs. Tout le monde sait bien que c’est une fée foireuse même si elle réalise quelques petits trucs un peu étonnants, ça fait partie de notre humour. Le personnage c’est une humaniste active, c’est quelqu’un qui enfreint un peu les interdits pour aller offrir à ceux qu’elle aime ce dont ils ont besoin. Et dans le monde actuel il y a pas mal de besoins…

-FG : Elle a un côté très casse-gueule cette fée, justement ce n’est pas une humaniste qui réussit tout, car ça foire des fois, ça faisait partie du plaisir. Elle veut faire du bien mais elle fait parfois plus de mal car elle met un caillou dans les rouages.

Cette fois le burlesque côtoie encore plus le social avec trois clandestins dans une voiture abandonnée qui espèrent traverser la mer…

-FG : Dans notre quotidien, on habite à Bruxelles, tous les jours on croise des clandestins qui cherchent quelque chose, ils cherchent aussi un endroit où habiter, c’est très commun comme problème, on connaît tous ça. Il y a beaucoup de gens qui en parlent, ça fait partie de notre existence. Mais on n’a pas une vocation de cinéma engagé, c’est un don de faire du cinéma engagé pour parler de ça sans taper sur la tête des spectateurs avec un marteau. Nous, on n’a pas spécialement ce don-là, mais souvent ça revient par petites touches dans nos histoires. Ces clandestins sont là comme ils sont dans la vie, un peu à la périphérie.

-DA : D’ailleurs, on les a traités comme tout les personnages de notre film, ce sont des gens qui sont un peu à  l’écart de la société ou au bord d’être marginal. La fée est internée en hôpital psychiatrique, le veilleur de nuit est un peu solitaire et malchanceux, le voyageur aussi solitaire perd son chien, le patron du bar myope s’est fait retirer son permis… On a choisi ces personnages parce qu’ils expriment bien la fragilité humaine. Il y a un côté clownesque de l’humain : c'est-à-dire qu’ils sont peut-être en marge mais ils veulent faire partie, c’est des gens qui tombent et qui se relèvent pour essayer d’y arriver. On partage sûrement ce côté-là avec les autres clowns du burlesque, c’est parler de ce côté comique et tragique de l’être humain. Dans un monde ou il faut être performant ou efficace les clowns sont là pour dire ‘moi je ne suis pas comme ça, ce n’est pas possible, je ne vais jamais y arriver’. Je pense que la grande majorité des êtres humains ressentent ça.

Lire la suite de l'interview

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La Fée de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy
Sortie le 14 septembre 2011

Les Compositeurs de Musiques de Films s’interrogent sur leur médiatisation

Posté par vincy, le 25 juin 2011

Le jeudi 30 juin à  la Cinémathèque française, les Compositeurs de musiques de films se donnent rendez-vous entre 17h30 et 21h pour débattre de leur place dans les médias. "La Musique de films et les Médias" est un débat animé par Vincent Perrot, auteur il y a quelques années de B.O.F. : les musiques de l'écran, pour expliquer la position marginale de la musique de film dans notre culture.

Organisée par l'Union des Compositeurs de Musiques de Films, cette Rencontre réunira Catherine Ruelle (RFI), Frédéric Gimello-Mesplomb (ESJ tours/Université de Metz), Pierre Langlais (Le Mouv’, Télérama...), Thierry Jousse (Radio France), Olivier Desbrosses (UnderScores) et Benoît Basirico (Cinezik).

La musique de film souffre de notoriété voire de respect. Absente de la plupart des radios (hormis FIP, les radios de musique classique et de jazz), maltraitée par les producteurs qui trouve l'investissement superflu, pas forcément intégrée dans les dossiers de presse, rarement distribuée sous forme de disque : les maux ne manquent pas.

En quête de valorisation et de respectabilité, les compositeurs cherchent, à travers ce débat, des réponses à leurs questions :  Quelles relations entretiennent les journalistes avec les compositeurs et vice-versa ? Quel est l’intérêt des rédactions pour la profession et pour ses oeuvres ? La musique de film au sens le plus large est-elle reconnue comme une oeuvre artistique par la presse ? Comment le dossier de presse d’un film parle t-il de la musique de ce même film ?

Une mission spécifique commandée par le CNC

Parallèlement, le Centre national de la cinématographie et de l'image animée (CNC) a renouvelé la composition du comité d'aide à la musique de films de longs métrages pour une durée de deux ans. Cinq nouveaux membres ont été nommés : Marc-Olivier Dupin - à qui a été confié une mission de réflexion sur la place de la musique originale dans le processus de création cinématographique et audiovisuel au sens le plus large et sur les moyens à mettre en œuvre pour améliorer cette place - a rejoint le comité d'aide à la musique où siègent Bertrand Bonello, compositeur et réalisateur, Mishka Assayas, journaliste, Cyril Holtz, ingénieur du son et de Bertrand Burgalat, compositeur et producteur.

Ce comité étudiera et sélectionnera les projets musicaux pour distribuer des subventions (4 000 à 20 000 €). En 2011, l'enveloppe globale de la dotation s'élève à 400 000€.

Peter Falk rejoint les anges (1927-2011)

Posté par vincy, le 24 juin 2011

L'acteur Peter Falk, connu mondialement pour son personnage cathodique de l'inspecteur Columbo, est mort aujourd'hui. Grand ami de John Cassavetes, dont il fut l'acteur (dans quatre de ses films) et le producteur, il a tourné pour Nicholas Ray, Frank Capra, Blake Edwards (en sous-fifre de Jack Lemmon dans La grande course autour du monde), Sydney Pollack... Il fut deux fois nommé aux Oscars pour le meilleur second rôle masculin : Milliardaire d'un jour (de Capra) et Crime, société anonyme (Murder Inc, de Burt Balaban et Stuart Rosenberg).

Peter Falk a longtemps souffert de son imperméable de flic qui lui a rapporté une fortune. Cela ne l'a pas empêché de jouer chez William Friedkin, Robert Aldrich, Rob Reiner, Walter Hill. Il a touché à tous les genres, du burlesque au polar. C'est évidemment dans Les ailes du désir de Wim Wenders qu'il fut le plus éblouissant. C'est cette oeuvre en noir et blanc qui nous a montrés à quel point le cinéma était passé à côté de son talent. 35 ans de Colombo (1968-2003) auront eu raison de lui.

Borgne, atteint de démence et d'alzheimer (mis sous curatelle), il avait aussi écrit un livre de souvenirs, Juste une dernière chose… (Michel Lafon), il évoque surtout sa grande passion pour la scène théâtrale et son métier de comédien.

La Fête du Cinéma : 10 films à ne pas manquer

Posté par vincy, le 24 juin 2011

La 27e édition de La Fête du cinéma commence demain, le 25 juin et se déroulera jusqu'au 1er juillet. Nouveau visuel (bof), nouveau slogan (re-bof) mais toujours la même formule : une place achetée et 3 euros pour chacune des suivantes. La Fête doit absolument redevenir populaire après une édition 2010 plus que médiocre et un premier semestre 2011 un peu déprimé côté fréquentation.

Voici nos dix recommandations :

- Animal Kingdom : polar bien noir et tragédie familiale, le film violent impressionne par son réalisme et le jeu de ses comédiens.

- Balada Triste : oeuvre est complètement foutraque et invraisemblable, flirtant avec le mauvais goût. Une allégorie sombre et gargantuesque.

- Beginners : comédie délicate entre deuil et romance, qui prend toute sa vigueur dans la relation père/fils portée par les excellents Christopher Plummer et Ewan McGregor. Mention spéciale au chien.

- Insidious : film qui fait peur sans verser dans le gore ou l'horreur. Entre Poltergeist et Dead Silence, James Wan flirte avec le Diable et le surnaturel.

- Medianeras : fable romantique sur l’espoir de trouver l'âme soeur dans une mégapole où le virtuel s'est imposé sur le réel. Inattendu, élégant et décalé.

- Noir océan : film qui fourmille d’émotions et d’intensité, racontant les affres de l’adolescence, la puissance de l’amitié, l’impuissance face à l’enfer.

- Pater : profond et jubilatoire, dense et rafraîchissant, Pater est un OVNI, mi document sociologique ancré dans son époque, mi oeuvre d'art brut incandescente.

- Tomboy : Céline Sciamma épate avec ce joli film, sobre et habile, subtil et sensible, sur les troubles de l'identité sexuelle chez un enfant.

- Une séparation : un très grand film. Ours d'or à Berlin. Tragédie autour de rapports de force qui nous happent du début à la fin.

- X-Men, le commencement : une pléiade de jeunes comédiens talentueux servent ce "reboot" divertissant. Premier blockbuster valable de l'année.

L’instant Court : Ice Cream réalisé par Sophie Galibert

Posté par kristofy, le 24 juin 2011

Comme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après le clip I own you réalisé par Romain Chassaing pour Wax Tailor récompensé au festival de Annecy, voici l’instant Court n° 38.

A partir du 25 juin et jusqu'au 1er juillet, c'est donc la Fête du Cinéma dans toute la France : pour une place achetée chaque séance suivante est à seulement 3 euros. Il s’agit d’une opération organisée principalement par la FNCF (Fédération Nationale des Cinéma Français), et c’est l’occasion d’augmenter la fréquentation des salles durant ces quelques jours de tarif réduit.

C’est une période également stratégique pour certains films dont la sortie est programmée juste avant pour ainsi bénéficier d’un maximum de spectateurs comme le film Balada Triste de Alex de la Iglesia. Dixit son distributeur "son originalité est à double tranchant, c’est sa force mais aussi ce qui peut effrayer le spectateur ; c’est pour cela que nous avons besoin d’un fort relais médiatique". Pour d'autres idées de films à voir, (re)lisez notre liste de conseils !

Mais qui dit Fête du Cinéma dit aussi fête au cinéma, le lieu où on se donne rendez-vous avec des films, seul(e) ou avec des ami(e)s, pour des rencontres devant l’écran mais pas seulement. Nous vous invitons à relever plusieurs de ces défis :

-  dire bonjour avec le sourire à la personne à la caisse ;

-  éteindre votre téléphone avant l’entrée dans la salle ;

-  si vous mangez du pop-corn, le faire pendant les bandes-annonces plutôt que pendant le film ;

-  demander au responsable de votre salle de cinéma qu’une partie de l’argent de toutes les publicités qui précèdent le film soit utilisé pour diffuser un court-métrage avant le long !

Voila donc le court-métrage Ice Cream réalisé par Sophie Galibert, une dizaine de minutes qui représente une fête du cinéma. On y voit une rencontre amoureuse dans une ambiance un peu Le fabuleux destin d’Amélie Poulain, d’ailleurs la réalisatrice indique « forcément c'est un film qui m'a marquée mais je n'ai pas fait ce film en hommage; j'ai un univers assez proche au niveau de la légèreté, de la couleur et de la naïveté. »

Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Ice Cream.