2010 août » Le Blog d'Ecran Noir

Le Marsupilami avance. Houba Houba!

Posté par vincy, le 31 août 2010

Alain Chabat est à quelques jours du début du tournage du Marsupilami, qui devrait commencer le 20 septembre (en Belgique et au Mexique). Projet en gestation depuis six ans, le cinéaste, qui n'a rien tourné depuis RRRrrrr !, a trouvé son animal, et aussi ses acteurs.

On devrait ainsi croiser Jamel Debbouze, Lambert Wilson, Chabat lui-même, et, dans un petit rôle, Gérard Depardieu.

Rappelons que le Marsupilami est un animal (imaginaire) découvert dans les jungles de Palombie par Spirou et Fantasio, sous le trait dessiné de Franquin. Chabat clame depuis quelques mois qu'il a trouvé LE bon Marsupilami, qui ne serait donc pas une créature animée (l'ex-Nul refuse les images de synthèse).

Chabat utilisera une caméra stéréoscopique et le film sortira en 3D, fin 2011 ou début 2012.

Isabella Rossellini sera la présidente du jury de la Berlinale 2011

Posté par vincy, le 30 août 2010

isabella rossellini

Le 61e Festival international du film de Berlin (10/21 février 2011) aura comme présidente du jury, la mannequin, actrice, réalisatrice et productrice Isabella Rossellini. Fille de Roberto Rossellini et d'Ingrid Bergman, ancienne compagne (et muse) de David Lynch mais aussi de Martin Scorsese et Gary Oldman, Isabella baigne dans le cinéma depuis sa naissance en 1952.

On l'a notamment vu et adoré dans Blue Velvet, Sailor & Lula, Fearless, Big Night, ou récemment Two Lovers. Elle sera aussi du casting de Poulet aux prunes, le nouveau film de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, actuellement en tournage à Berlin. Elle joue aussi dans La solitude des nombres premiers, qui sera présenté la semaine prochaine au Festival de Venise. Isabella Rossellini a aussi été dirigée par les frères Taviani, Abel Ferrara, Peter Greenaway, Robert Zemeckis, Norman Mailer.

A Berlin, elle avait reçu une mention spéciale pour son interprétation dans Left Luggage, de Jeroen Krabbé, en 1998. Elle a aussi réalisé un court métrage, Oh La La en 2006, et surtout une série de court hilarants mélangeant pornographie et animaux, dans Green Porno, en 2007, qui fit sensation à la Berlinale en 2008. Elle y avait déjà présenté Dad is 100 Years Old, hommage à son père réalisé par Guy Maddin, qui présenta aussi l'année suivante Upon the Brain! où elle était la narratrice.

Les derniers présidents du jury étaient Werner Herzog, Tilda Swinton, Costa-Gavras, Paul Shrader et Charlotte Rampling.

Nocturne dans l’eden pour Alain Corneau

Posté par vincy, le 30 août 2010

Alain Corneau

Alain Corneau est mort dans la nuit de dimanche à lundi à l'âge de 67 ans, des suites d'un cancer. Cinéaste reconnu (Tous les matins du monde avait été césarisé), populaire (Fort Saganne, Police Python 357), respecté (Série noire, Le choix des armes, Nocturne indien restent des oeuvres marquantes), le compagnon de Nadine Trintignant était aussi un amoureux du jazz et un grand curieux. Il souriait, son enthousiasme était contagieux, sa passion du cinéma et sa gentillesse faisaient le reste.

Cet "artisan" tel qu'il se définissait avait tourné régulièrement avec les plus grandes stars Depardieu, Montand, Dewaere, Deneuve.

Son père l'emmenait voir des films de genre pour lesquels il avait une tendresse particulière. "Le virus est resté ! À Orléans, le grand choc de mon adolescence aura donc été à la fois la découverte du cinéma et des Américains. Les forces de l'Otan étaient implantées dans la région. Les Américains avaient leurs propres cinémas que je fréquentais assidûment ! J'avais 16 ans, j'étais batteur dans un groupe de jazz et on jouait dans les clubs des officiers et des soldats."

Portrait sur Ecran Noir : Tous les Alains du monde

La vérité si je mens 3 : Atika fait le buzz sur Twitter

Posté par Claire Fayau, le 29 août 2010

la verite si je mens 3 scenarioQuand les acteurs font le buzz sur le web... Il y a exactement une semaine , Aure Atika faisait paraître sur son compte Twitter un sibyllin "J'ai dit oui" assorti d'un lien menant à une photo d'un scénario.

On découvre que non, l'actrice ne passe pas chez Monsieur le Maire, mais qu'elle va rejoindre l'équipe de La Vérité si je mens 3 de Thomas Gilou.

Un tweet accrocheur, et la couverture du scénario, voilà de l'excellent marketing viral pour l'annonce d'un tournage qu'on n'attendait plus pour cause d'imbroglios juridiques autour du scénario dont il a fallut récupérer les droits. Selon Le Film Français, le script de Jean-Loup Dabadie avait été mis en suspens "quand les auteurs des deux premiers opus, Michel Munz et Gérard Bitton, avaient fait valoir leur droit de suite."

Et Atika n'a pas été la seule à dire oui. Ils ont tous accepté. La comédienne retrouvera Richard Anconina, José Garcia, Bruno Solo, Gilbert Melki, Vincent Elbaz (qui reprend son rôle de Dov, qu'il avait laissé dans le second opus à Gad Elmaleh), et du côté des filles, Amira Casar et Elisa Tovati reprennent aussi du service. Le tournage débute le 19 septembre

La vérité si je mens ! avait séduit 4,9 millions de spectateurs en 1997 et le deuxième opus avait attiré 7,5 millions de fans en 2001. De l'or pour les producteurs. Mais dix ans après, le film devrait sortir en 2011, le désir sera-t-il toujours là? Question de scénario sans doute...

Le cinéma des cinéastes : nouveau directeur et lancement du ciné-club

Posté par vincy, le 28 août 2010

Après le nouveau Bistrot des cinéastes, le Cinéma des cinéastes (Paris, place de Clichy) poursuit sa mue. D'abord avec la nomination d'un nouveau directeur, Arnaud Boufassa, qui a dirigé le cinéma légendaire du 7e arrondissement, La Pagode. Il a pris ses fonctions le 2 août dernier.

Il a mis en place le Ciné-Club de l'ARP (Société civile de perception et de répartition des Auteurs-Réalisateurs-Producteurs, créée en 1987 par Claude Berri et actuellement présidée par Radu Mihaileanu). Le premier rendez-vous débutera aujourd'hui 28 août, avec une projection de La Lune dans le caniveau, en présence de son réalisateur, Jean-Jacques Beineix. D'autres films dits du patrimoine bénéficieront de ce nouveau Ciné-Club.

Zac Efron sera-t-il chanceux avec The Lucky One

Posté par vincy, le 27 août 2010

Après le semi-flop de Charlie St Cloud cet été, Zac Efron, qui s'était désisté du projet de remake de Footloose (voir actualité du 10 novembre 2009), s'est engagé sur un darme romantique : The Lucky One.

Cette adaptation d'un best-seller de Nicholas Sparks (N'oublie jamais, Le temps d'un automne, Une bouteille à la mer) sera réalisé par Scott Hicks, qui n'a rien fait d'étonnant de puis Shine en 1996.

Pour incarner la femme mystérieuse, les producteurs ont choisi Taylor Schilling, remarquée dans la série TV Mercy Hospital.

Les romans de Sparks, très fleur bleue, mélange les tragédies humaines, les amours compliqués, et le mélo larmoyant. De l'Harlequin haut-de-gamme, ou du sous Guillaume Musso (si c'est possible). The Lucky One n'est pas encore traduit en France. Le livre raconte l'histoire d'un Marine qui trouve dans le sable d'Irak une photographie d'une jeune femme souriante. Cette photo devient son porte-bonheur, et il n'a plus qu'une obsessions : la retrouver à son retour en Caroline du Nord.

La sortie n'est pas prévue avant 2012. D'ici là Zac Efron a 8 projets en négociation ou en développement.

Guimet explore les mondes de Satyajit Ray

Posté par MpM, le 27 août 2010

été indienPour sa 7e édition, l’Eté indien de l’auditorium Guimet explore les mondes de Satyajit Ray, cinéaste aux nombreux talents (conteur, dessinateur, musicien…) qui laisse derrière lui une œuvre foisonnante et variée où se mêlent documentaires, adaptations littéraires, fresques musicales et films néo-réalistes.

Ce sont en tout 21 films, dont 7 inédits, qui composent cette large rétrospective permettant aussi bien de revoir les chefs d’oeuvres mondialement connus du Maître (la trilogie d’Apu) que ses longs métrages plus confidentiels (Enfermé dans ses limites, Bala, L’oeil intérieur…), ses oeuvres les plus lumineuses (Goopy et Bagha) comme les plus sombres (L’intermédiaire).

Martine Armand, qui a été l’assistante de Satyajit Ray, et à qui l’on doit cette programmation, donnera en outre un coup d’éclairage  sur les facettes les moins connues du réalisateur au cours de la conférence inaugurale du 10 septembre.

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Eté Indien 2010 : les mondes de Satyajit Ray
Auditorium Guimet
du 8 septembre au 29 octobre 2010
Séances à 12h15 les lundis, mercredis ou vendredis selon les semaines
Programme complet et informations sur le site de l’Auditorium Guimet

L’animation US se porte bien, Inception aussi

Posté par geoffroy, le 27 août 2010
Moi Moche et méchant, publicité

Moi, Moche et Méchant

Sans faire de bruit, Despicable Me (renommé chez nous par Moi, Moche et Méchant dont la sortie est prévue au 6 octobre prochain), nouvel opus animé du studio Universal, vient de réaliser un petit exploit aux Etats-Unis. Il est devenu, depuis le 6 août dernier, le tout premier film d’animation en synthèse hors Pixar et Dreamworks à dépasser la barre symbolique des 200 millions de dollars. Ni les Age de Glace de la Fox, ni le Happy Feet de Miller ou le Pôle Express de Zemekis n’avaient réussi pareil score. Pour les pontes d’Universal il s’agit d’un coup de maître. Budgété aux alentours des 69 millions de dollars le film est certain de dépasser Shrek 4 et de se rapprocher des 244 millions de Cars. Ce succès mérite également un grand Cocorico ! On le sait, la renommée des animateurs français n’est plus à prouver, d’où la décision du géant américain de confier la co-réalisation technique du film au studio français Mac Guff !. Belle récompense pour une équipe ayant travaillé sur Azur & Asmar de Michel Ocelot (2006) et Chasseurs de Dragons de Guillaume Ivernel et Arthur Qwak (2008).

Plus globalement, les résultats US des quatre films d’animation sortis cette année (Dragons, Shrek 4, Toy Story 3, Despicable Me) donnent le vertige puisqu’ils dépassent, sans exception, les 200 millions de dollars de recettes domestiques. Dragons, à l’image Despicable Me, fut la surprise du début d’année en s’envolant vers le succès critique et public. Shrek 4, décevant à domicile, se rattrape haut la main à l’international. Toy Story 3, quant à lui, demeure le grand gagnant de ce premier semestre. Il caracole en tête aux Etats-Unis et se retrouvera bientôt au-delà du milliard monde. Les jouets animés ont vraiment réussi leur retour.

Ces très bons résultats confirment le pouvoir d’attraction d’une animation fleurissante où la concurrence fait rage. Désormais, chaque studio propose une offre en images de synthèse convaincante, de la petite production au blockbuster estival ou de fin d’année. C’est simple, depuis 2006 le genre tourne en moyenne autour des dix films par an aux Etats-Unis. Soit presque un par mois. Conséquences : la qualité est inégale et la saturation en hausse. Néanmoins, l’offre se diversifie suffisamment pour nous proposer autre chose que des histoires mettant en scène des animaux qui parlent. Wall E représente le plus bel exemple d’une animation décomplexée en perpétuelle renouveau.

Pour la faire courte nous pourrions résumer les forces en présence de la sorte :

-          Une domination qualitative pour les films Pixar

-          Une identité en contrepoint qui fait mouche pour Dreamworks

-          Un retour récent à l’animation classique pour Disney (La Princesse et la Grenouille, 2009)

-          Des coups d’éclats pour les autres comme Happy Feet ou Tempête de boulettes géantes

-          Une mention spéciale à la Fox et à son studio d’animation Blue Sky responsable de la série l’Age de Glace ou encore de Robots.

Hors animation, Ecran Noir tenait à revenir sur l’extraordinaire succès du dernier Christopher Nolan, Inception. Mais pourquoi donc ? Pour signaler qu’il s’agit d’un film original, tiré d’un scénario original écrit de la main du cinéaste. Dans le top dix des plus gros succès de l’année (il est 5e), Inception est le seul film live qui ne soit ni une suite, ni un remake ou une adaptation littéraire. Preuve qu’il est possible de surprendre tout en réalisant un blockbuster intelligent. Un peu comme l’avait fait, en son temps, Matrix .

Les Annie Awards menacés après le retrait de Disney

Posté par vincy, le 26 août 2010

Que peuvent valoir des prix de l'animation sans leur roi? Walt Disney sponsorise les Annie Awards depuis 1972. le groupe a décidé de ne plus soutenir la manifestation, et, pire, de ne plus soumettre un de ses films aux sélections.

Gros risque. Car en faisant cela, Disney se fâche avec l'International Animated Film Society (ASIFA) et ses 5 000 membres "fanatiques", parmi lesquels de nombreux électeurs aux Oscars.

Mais les organisateurs se veulent rassurant et laissent la porte ouverte en déclarant que Toy Story 3 comme Raiponce pourront concourir. Il suffit que les producteurs et les artistes du film fassent les démarches nécessaires. Depuis 1992 que le prix du meilleur film d'animation existe, Disney / Pixar a remporté la récompense douze fois (sur 18).

Mais le groupe est mauvais perdant. D'une part, Pixar n'a toujours pas encaissé que son merveilleux Wall-e soit battu par ce "lourdingue" de Kung-fu Panda en 2009. D'autre part DreamWorks offrirait l'adhésion à l'ASIFA à tous ses employés, augmentant ainsi le collège de votants en sa faveur (qui pourtant n'a gagné que deux fois).

L'ASIFA a beau avoir changé quelques règles, négocié durant un an avec Disney, rien n'y a fait. le divorce semblait déjà consommé.  L'Association a du coup cru bon d'envoyer un courriel aux employés de Disney et Pixar les incitant à maintenir leur adhésion et continuer à voter, malgré tout.

Reste que les prix de l'animation, cette année, sans Toy Story 3, ce serait un peu comme des Oscars 2011 sans Inception.

Depardieu n’aime pas Binoche

Posté par vincy, le 26 août 2010

il aime provoquer, ce n'est pas nouveau. Mais là, notre Depardieu national y a été fort, en s'attaquant à l'une des actrices françaises les plus célèbres du monde.

Il y a deux semaines, dans un entretien à l'hebdomadaire autrichien Profil, il a réglé ses comptes avec une comédienne qui n'a jamais joué avec lui.

"Dîtes-moi quel est le secret de Juliette Binoche? Je me demande pourquoi elle est si respectée depuis tant d'années. Elle n'a rien. Absolument rien!". Rien que ça. On oublie les prix les plus prestigieux, quelques grands cinéastes dans sa filmographie, sa curiosité artistique.

Mais pour Depardieu, son avis est fondé. "Elle n'est personne. Isabelle Adjani, elle, est géniale, même si elle est complètement perdue. Ou bien Fanny Ardant, elle est grandiose, extrêmement impressionnante! Mais Binoche? Qu'a-t-elle jamais eu pour elle?" Voilà : dans la catégorie brune, Binoche est perdante.

Il en rajoute une couche pour traiter Les Amants du Pont-neuf de "morceau de merde".

Gros dérapage dont l'acteur est coutumier. En même temps, lui même avait confessé en mai 2009 qu'il avait "fait 200 films dont 150 sont des merdes".