2009 octobre » Le Blog d'Ecran Noir

Les enfants de Don Quichotte passent à l’heure d’hiver

Posté par Claire Fayau, le 31 octobre 2009

Synopsis : Le 26 octobre 2006, Augustin Legrand et Pascal Oumaklouf, de simples citoyens, décident de vivre dans la rue, au plus proche des sans-abri afin de les fédérer et de les amener à exiger le respect de leurs droits fondamentaux. Véritable camp retranché, le Canal Saint-Martin fut pendant plusieurs mois le lieu d'une nouvelle résistance...

Présenté à Cannes 2008 puis sorti en salles en octobre de la même année, Les enfants de Don Quichotte (acte I), film fort et engagé, vient de sortir en DVD. Pour une séance de rattrapage ou une seconde vision sur le combat indispensable quand l'hiver va frapper de nouveau des milliers d'exclus. Selon l'Association, le temps de l'acte 2 est venu et le combat continue. D'autres événements sont à prévoir. Le 18 novembre sur la place du Palais Royal à Paris, une lecture solennelle des morts de la rue aura lieu à 18h45. Le lieu accueillera toute l'après-midi un cimetière éphémère. Depuis le début de l'année, 67 Sans Domicile Fixe sont morts en France. Le 23 novembre au Divan du monde à Paris, les recettes du concert des Fatals picard seront entièrement reversées à l'association.

Enfin, une nuit solidaire du logement aura lieu le vendredi 27 novembre. Rappelons que la trêve hivernale des expulsions, effective ce lundi &er novembre, et ce jusqu'au 16 mars, permettra à 1,8 million de ménages en difficultés de payer leur logement (dont 500 000 ne payant pas leur loyer) de connaitre un peu de répit. En 2008, en France, il y a eu 11 294 expulsions effectives.

Miss Saigon enfin sur grand écran?

Posté par vincy, le 30 octobre 2009

miss saigonPaula Wagner, l'ancienne associée de Tom Cruise, a jeté son dévolu sur l'un des plus gros triomphes de la comédie musicale de ces trente dernières années : Miss Saïgon. Ne lésinons pas sur les qualificatifs de ce Mme Butterfly version Guerre du Vietnam. Avec Cats, Les Misérables, Le Fantôme de l'opéra et Le Roi Lion, il s'agit de l'un des spectacles les plus joués à Londres comme à New York. De toute l'histoire de Broadway, il est même le dixième spectacle le plus longtemps joué sur scène, sans interruption. Le rôle principal masculin avait été créé par le comédien Jonathan Pryce.

Ironie de l'histoire, ce spectacle créé en 1989, composé et écrit par les français Claude-Michel Schonberg et Alain Boublil (déjà auteurs des Misérables) n'a jamais été traduit en français pour être joué en France.

Cela fait des années qu'une transposition au cinéma est en gestation. Lee Daniels a été engagée pour le réaliser. La cinéaste de Precious a confirmé qu'il s'agissait d'une de ses éventuelles perspectives pour son prochain film. La production envisage de tourner le film au Cambodge et au Vietnam. Il restera à trouver le casting.

Il reste à enrôler un scénariste. Wagner, qui vient de créer sa structure, Chestnut Ridge Prods., espère sortir le film pour les fêtes de 2011 ou en 2012. Avec des fortunes diverses, des hits scéniques comme Chicago (300 millions de $ au B.O. mondial), Le fantôme de l'opéra (155 millions de $) ou Rent (32 millions de $ seulement) ont déjà été adaptés. Les Misérables attend son heure... depuis 1992.

Le génocide au Rwanda n’est pas un sujet facile pour le cinéma

Posté par vincy, le 29 octobre 2009

le jour où dieu est parti en voyage

Si le documentaire a trouvé légitimement sa place dans les salles pour évoquer le génocide rwandais de 1994, (voir Le Rwanda depuis le génocide, dossier de Courrier International), la fiction a plus de difficultés à traiter du sujet. Délicat politiquement, complexe humainement, il part nécessairement d'un point de vue individuel. Le plus connu est Hotel Rwanda (2004), avec trois nominations aux Oscars et un certain succès international. Porté par une vedette hollywoodienne, Don Cheadle, le film de Terry George a réussi à sensibiliser les Occidentaux - qui ont une mémoire "zapping" - à une guerre ethnique qui a souvent été traitée de manière confuse par les médias.

Le cinéma a aussi porté à l'écran Shake Hands with the Devil en 2007, l'adaptation canadienne de l'autobiographie de Romeo Dallaire (incarné par Roy Dupuis) par Roger Spottiswoode. Autre faiseur connu d'Hollywood, le britannique Michael Caton-Jones qui a réalisé Shooting Dogs en 2005. Du Canada, on avait aussi remarqué Un dimanche à Kigali en 2006, de Robert Favreau, d'après le roman de Gil Courtemanche. Les trois films ont été nommés dans les prix les plus prestigieux de leurs pays respectifs. De quoi se donner bonne conscience? Enfin on note quelques téléfilms remarquables (notamment ceux de Raoul Peck et Nick Hughes).

Dix ans pour digérer un tel massacre et pouvoir le livrer en sujet de fiction, d'émotion. Quinze ans même pour que Philippe van Leuuw (voir interview) puisse filmer Le jour où Dieu est parti en voyage, qui est sorti hier en salles. "(Ce film) ne tente pas d’expliquer, ni même de raconter le génocide rwandais. C’est à peine s’il ose en esquisser le contexte, réduit à un déferlement de violence aveugle et incompréhensible qui se déroule hors champ. Exactement comme les Tutsis ont dû le ressentir au début : une chose inimaginable, dépassant l’entendement, à laquelle il fallait avant tout échapper" explique EcranNoir.fr.

Le cinéaste belge explique pourquoi le Rwanda n'est pas n'importe quel sujet, n'importe quel génocide. "Avant le Rwanda, j’avais l’impression qu’on était arrivé à la théorisation et à la sacralisation de la notion de génocide. Le Rwanda, je l’ai pris en pleine figure. C’était très concret. Sur la place publique. On était tous témoins et impuissants."

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jeu concours sur le site de courrier international pour gagner des places et aller voir le film Le jour où Dieu est parti en voyage.

Clooney, what else?

Posté par vincy, le 29 octobre 2009

nespresso georges clooneyNespresso n'a pas pu résister. Pour la quatrième année, la marque de café a réengagé son meilleur VRP : George Clooney. Le nouveau film, réalisé par Robert Rodriguez et produit par une agence de publicité basée à Paris, sera visible dès le 6 novembre dans le monde entier. La star n'ayant jamais été aussi visible - deux films à venir, une vie qui envahit les pages "people" - cela reste une valeur sûre.

Cette fois-ci, les internautes ont pu, du 16 au 23 octobre, visionner des extraits du nouveau film, en avant-première sur un site dédié. Ils étaient invités à imaginer la suite de trois séquences, dont celle d'un piano qui risquait d'écraser Clooney. Les trois courtes séquences proposées - Le Piano, La Barista, Martina - sont quasiment sans paroles (hormis un "Y a-t-il une sortie par derrière?" dans La Barista). Scénarii catastrophe à inventer? Depuis la fin du concours, Nespresso a sélectionné deux scripts proposés dans les 16 pays participants, puis les cinq meilleures, tous pays confondus, seront présentés sur le site web, via une interface Facebook et un relais Twitter. Un jury, pour finir, élira la meilleure intrigue.

Combien de dollars pour Matt Damon chez les Coens?

Posté par vincy, le 28 octobre 2009

Les Frères Coen souhaiteraient faire du remake de True Grit leur projet d'après. Parmi leur cinq films en développement, celui-ci semble le plus avancé. True Grit, en version française 100$ pour un Shérif, était un western d'Henry Hathaway datant de 1969. Hathaway avait la réputation d'un bon faiseur, on lui doit notamment Les trois lanciers du Bengale, La fille du bois maudit, Le carrefour de la mort, La rose noire, et des séquences de La conquête de l'Ouest.

True Grit est l'adaptation d'un roman de Charles Portis avec un jeune Robert Duvall et un vieux John Wayne. L'icône du western n'avait plus que quelques films à faire et quelques années à vivre. Mais c'est avec ce film qu'il gagna son seul et unique Oscar du meilleur acteur, quarante ans après ses débuts. Le Western fut un gros succès en étant le 8e film le plus vu cette année là aux USA (plus que le James Bond de l'année mais moins que Macadam Cowboy). En France, el film avait fait 800 000 entrées.

True Grit eut une suite en 1975, Rooster Cogburn, avec John Wayne ET Katharine Hepburn. Le film de Stuart Millar rapporta deux fois moins d'argent que le premier. Il y eut même une version téléfilm de True Grit en 1978. Les Coen s'attaquent donc à un morceau de culture populaire. Cette nouvelle version, produite par Spielberg, entre autres, serait plus fidèle au roman de Portis que celle d'Hathaway.

Ils avaient lancé la pré-production en embauchant Jeff "Big Lebowski" Bridges pour incarner le Shérif Rooster Cogburn. Josh Brolin (No Country for Old Men) a commencé les négociations aussitôt après pour jouer le tueur. Et Variety confirme désormais que c'est la méga-star Matt Damon qui est en discussions pour être l'avocat. Tout devrait se tourner dès mars cette adaptation-remake (pour une sortie dans un an). Damon enchaînerait ainsi le prochain Eastwood actuellement en tournage en France, les Coen et le nouveau Jason Bourne. Damon est, de la bande des Ocean's de Soderbergh, le seul à ne pas encore avoir été de la partie dans un Coen.

Ces derniers viennent de finir A Serious Man, en salles en France en janvier prochain.

Xavier Gens revient en territoire anglophone

Posté par vincy, le 27 octobre 2009

Xavier Gens revient au thriller en langue anglaise, deux ans après Hitman (2007), son dernier film tourné et gros succès international. Gens avait aussi obtenu un succès d'estime avec Frontière(s), film horrifique tourné avant Hitman, mais sorti après. Les deux ayant été très rentables, ils ont permis à Gens de convaincre des producteurs et distributeurs internationaux de le suivre sur son nouveau projet. Dans 4 mois, il reprendra le chemin des plateaux avec The Fallout, en Europe de l'Est. Ce thriller futuriste prendra place dans un squat new yorkais. en plein monde post-apocalyptique.

Dinard 2009 : des cinéastes en tous genres

Posté par kristofy, le 27 octobre 2009

Le jury du 20ème Festival du film Britannique de Dinard a choisi de récompenser le film White Lightnin’  réalisé par Dominic Murphy où la violence de Jesco White en perdition se confond avec celle d’un coin du sud des USA, et le film Jean Charles de Henrique Goldman où des immigrants brésiliens se retrouvent à Londres, mais pendant la psychose des attentats l’un d’eux va être tué par des policiers… Ce palmarès est une nouvelle illustration que le cinéma britannique semble s’interroger sur le monde et les autres bien plus que le cinéma français. Si les films en compétition étaient très différents les uns des autres ils ont tous su faire partager aux spectateurs des quotidiens des personnes plutôt que de personnages.

Le cinéaste Shane Meadows vient maintenant chaque année à Dinard, son festival préféré, où presque chacun de ses films ont été découvert ici comme Dead Man’s Shoes (grand prix Hitchcock d’or en 2004), This is England, Somers Town en clôture en 2008. Son nouveau film Le Donk & Scor-Zay-Zee est une expérience de vrai-faux documentaire tourné en seulement cinq jours sans scénario. Shane Meadows avec une caméra numérique (plus un autre caméraman et un preneur de son) a choisi comme sujet de film Le Donk (un roadie qui travaille en coulisse des concerts des Artic Monkeys) qui voudrait devenir le manager de Scorz, un copain qui fait du rap en amateur. On découvre donc un looser magnifique qui regrette que son ex-femme enceinte de lui soit heureuse avec un autre et un rappeur qui espère chanter devant des milliers de personnes. Shane Meadows réussit avec habileté à provoquer des improvisations géniales (surtout de Paddy Considine) tout en nous montrant des scènes off, en plus de l’histoire des deux personnages il y a aussi celle du film dans le film (Scorz-Zay-Zee a depuis enregistré son premier album). Le Donk & Scorz-Zay-Zee est autant un exercice de style qu’une fiction en forme de documentaire, ce mockumentaire très drôle est aussi une sorte de manifeste encourageant les apprentis-cinéastes à réaliser eux aussi un film en cinq jours…   

Les amateurs de films de genre fantastique vont attendre Moon, un premier film très maîtrisé de Duncan Jones, déjà un peu connu comme réalisateur de pub et de clip et plus connu comme étant le fils de David Bowie. Dans un futur pas si lointain les ressources d’énergie sur Terre sont épuisées alors on exploite de l’hélium 3 produit sur la Lune. Là-haut, la production est surveillée par un seul employé (Sam Rockwell) qui y travaille avec un contrat de trois ans avant de revenir. Un accident va bousculer les certitudes de cet employé qui va se rendre compte qu’il n’est pas aussi seul qu’il le croyait… Moon est un film de science-fiction du genre introspectif, avec des mouvements de caméra calmes et la musique planante de Clint Mansell, un climat propice pour partager les doutes du personnage. Après avoir été un des évènements du festival de Sundance 2009 (40 après les premiers pas de l’homme sur la Lune), Moon a aussi récolté une moisson de récompenses au festival fantastique de Stiges.

Un des réalisateurs précurseur de la vague ‘Horror made in UK’ (The Descent, Eden Lake, Wilderness, etc…) était de retour à Dinard : Christopher Smith qui nous avait épouvanté avec Creep puis avec le survival déjanté Severance nous a présenté son mystérieux Triangle. Cette fois c’est un pur film d’angoisse qui joue avec les nerfs des spectateurs. Triangle est la fois très malin et très maîtrisé, une belle surprise.

 Une séance spéciale a fait découvrir sur grand écran Lesbian Vampire Killers, une chance car le film qui aurait dû sortir en salles cet été nous arrivera en fait directement en dvd courant février 2010. Deux potes en virée arrivent dans un village maudit où à leurs 18ème anniversaire les jeunes filles deviennent des vampires lesbiennes, et justement quatre bimbos étudiantes sont venues elles aussi… Même si on est loin en dessous de Shaun of the dead, cette comédie parodique est tout de même assez jouissive (les premières quinze minutes où on découvre les personnages sont délirantes) avec son lot de gags graveleux, difficile de lutter contre des suceuses démoniaques.

Une poignée de films ont été quelque peu décevant, il faut bien le dire aussi, mais la grande majorité ont eu de nombreux échos très favorables. Pour les déceptions citons Shifty où le quotidien d’un jeune dealer de crack et ses mésaventures avec ses proches et ses clients ; Boogie Woogie film choral (avec Gillian Anderson, Heather Graham, Alan Cumming, une scène avec Charlotte Rampling…) qui critique le monde des amateurs d’art contemporain et ses clichés éculés ; et le film de clôture From time to time présenté par son réalisateur Julian Fellowes (oscarisé pour son scénario de Gosford Park) où un adolescent de 13 ans retourne au manoir familial au sortir de la guerre, sa grand-mère (Maggie Smith impériale) tente de sauver pour lui la demeure familiale et l’espoir que son père est encore vivant, mais des fantômes vont leur permettre de découvrir les secrets de leurs ancêtres…

Une jolie surprise est venue du réalisateur irlandais Lance Daly qui avec Kisses filme la vie nocturne d’une ville avec le regard de deux enfants qui font une fugue. Une fillette et son petit voisin subissent les disputes de leur famille, lui met un coup à son père pour défendre sa mère et une vitre est cassée à cause d’elle, alors ils s’enfuient ensemble. Le film commence en noir et blanc à l’image de leur quotidien gris puis doucement les couleurs arrivent au fur et à mesure qu’ils découvrent la grande ville. Ils s’amusent d’abord à dépenser de l’argent comme si c’était noël mais bientôt ils se rendent comptent qu’il va leur falloir trouver à manger et où dormir… Kisses réunit tout les ingrédients (et même les clichés) d’un film social comme seuls les britanniques savent en faire avec une situation désespérante d’où survient quand même l’espoir, mais son originalité un peu magique ne peut que remporter l’adhésion. On y entend cette jolie phrase : ‘when you kiss, you give or you take’.

L’autre belle surprise est peut-être le film le plus anglais du festival de Dinard bien qui soit réalisé par la danoise Lone Scherfig : An Education est le genre de film qui fait figure de classique instantané sur lequel on s’imagine parier pour arriver jusqu’aux Oscars (déjà un prix du public à Sundance). Il nous raconte le parcours d’une jeune fille BCBG de bientôt 17 ans qui va s’émanciper du conservatisme ambiant du Londres des années 60 encore marqué par l’après-guerre : un homme qui a dépassé la trentaine va lui faire tourner la tête et lui faire découvrir la vie comme elle la rêvait secrètement. La jeune Carey Milligan était conditionnée pour être sérieuse à l’école pour viser une prestigieuse université, mais elle va être séduite par l’aventurier Peter Sarsgaard qui lui fait découvrir le luxe et l’insouciance. Elle qui idéalise les français de Saint-Germain-des-Prés (Juliette Gréco et l’existentialisme de Sartre…) va découvrir d’un coup l’amour irraisonné (il a le double de son âge) et les conduites irraisonnables (ne pas compter l’argent, aller à l’encontre des bonnes moeurs…). Elle va transgresser beaucoup de conventions par rapport à sa famille (le père Alfred Molina voit d’un mauvais œil les étrangers sauf si ils permettent de s’élever socialement) et à son école (la directrice Emma Thompson ne veut pas entendre parler de relation intime avec un garçon pas plus que de se détourner des livres), mais l’époque du milieu des années 60 est-elle déjà prête pour être bousculée ? Le scénario très habile de Nick Hornby (inspiré d’une histoire vraie) parvient à nous faire partager les questionnements (féministes) et les envies (de belles vies) de son héroïne, ce qui fait que An Education trouve aussi un écho avec notre époque et notre adolescence.

Agora d’Amenabar domine le Box office espagnol

Posté par vincy, le 26 octobre 2009

agora amenabar weiszAgora, la production espagnole la plus ambitieuse (par son budget) et l'une des plus risquées (par son sujet) , confirme que son réalisateur, Alejandro Amenabar (Mar Adentro, Les autres), est adoré de son public. le film, présenté à Cannes hors-compétition, est sortiil y a trois semaines dans son pays. En récoltant 10,3 millions de $ durant ses quatre premiers jours d'exploitation, il a battu le record de l'année, détenu par L'Age de glace 3. C'est aussi le deuxième meilleur démarrage historique pour un film espagnol après Torrente 3.

Personne ne s'attendait à un tel raz-de-marée. D'autant qu'en deuxième semaine, l'engouement a continué. Le film a dominé tous ses concurrents. En troisième week-end, même Millenium 2 n'y a rien fait. Désormais, il a ramassé 22 millions de $. Les estimations évaluent son box office final au pire verss les 30 millions de $ de recettes, dans le trio de tête de l'année, aux côtés de Là-haut (champion 2009 à date) et L'âge de glace 3. Mais certain le voient déjà à 50 millions de $, un score jamais atteint durant cette décennie. Mar Adentro, qui avit terminé son parcours à 26 millions de $ en 2004, en 2e position, ne s'était fait battre qu'une seule fois dans les années 200 par un film espagnol : L'orphelinat (37 millions de $, premier de l'année).

Il est déjà le vainqueur espagnol devant Fuga de Cerebros, REC 2, et Etreintes brisées, qui ont tous rapporté entre 5 et 10 millions de $. Agora a été promu comme un blockbuster avec une invasion d'interviews du cinéaste et de l'actrice prinicpale, l'oscarisée Rachel Weisz.

Agora vient d'ouvrir vendredi dernier le 31e Cinémed, le Festival de films méditerranéen à Montpellier. Le film est prévu de sortir début 2010 en France.

Le cinéma irakien émerge timidement des cendres…

Posté par vincy, le 25 octobre 2009

son of babylon

Le cinéma irakien est, logiquement, dans un état lamentable. Oh il n'a jamais été vraiment brillant. Les cinémas turc, kurde, et bien sûr iranien lui ont fait de l'ombre. Le pays a produit moins de cent films dans toute son histoire. Une trentaine de cinéastes seraient en activité. En France, Hiner Saleem est le plus connu actuellement. Beaucoup sont en exil.

Récemment, le cinéaste Mohammed al-Daradji a présenté au Festival du film d'Abou Dhabi son deuxième long-métrage, Le fils de Babylone (photo). Il en a profité, comme tous ses confrère, pour demander un "plus grand soutien à l'industrie du cinéma en Irak afin de surmonter la culture de la violence".

"Je n'ai reçu aucune aide d'Irak, nous avons obtenu l'aide d'ailleurs" ajoute-t-il. Il s'agit d'une coproduction entre l'Irak, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, la France, la Palestine et les Emirats arabes unis. C'est à ce cinéaste que l'on doit le premier film trounée en Irak après la seconde invasion américaine. Ahlam (Rêves) était sorti en 2005.

Dans un autre festival, celui de Pusan, le plus international des festivals de films en Asie, Shawkat Amin Korki était fier de projeter son premier film irakien arès plus de vingt ans d'exils. Kick off était sélectionné pour le prix Nouveaux Courants. Lui aussi a profité de la manifestation pour jouer les porte-voix. "Mon film est fini mais il n'y a aucun endroit où je peux le montrer. Tous les cinémas sont détruits et les gens ne veulent plus se rassembler, par peur du danger." Président du jury, jean-Jacques beinex lui a décerné le grand prix (ex-aequo) pour avoir "montré l'immense désir d'un peuple de vivre, son ingéniosité et son esprit combattif."

Si le cinéma d'Irak réemerge, avec au coeur de sa thérapie de reconstruction, la guerre et ses ravages, il n'est pas encore viable économiquement et va devoir aller chercher son public autrement que par le désir d'aller au cinéma. Les attentats, les incidents ethniques, l'instabilité permanente du pays et sa violence effarante ont pour l'instant toujours raison d'un épanouissement culturel qui reste utopique. Seule la souffrance semble commune : ce que les cinéastes veulent d'ailleurs montrer.

Venom prend exemple sur Wolverine

Posté par vincy, le 24 octobre 2009

venom topher graceLes super-héros coutant très chers (imaginez les contrats des têtes d'affiches des X-Men, de Spider-Man, de Batman ou encore d'Iron Man), et les personnages de Marvel et autres DC Comics étant inombrables, l'équation est assez simple pour Hollywood : il faut créer des spin-off.

Après Wolverine (373 millions de $ au B.O. mondial cette année), extrait des X-Men, voici Venom, issu des Spider-Man. Alors que le quatrième épisode est en cours de réécriture, Columbia a négocié avec Gary Ross pour réécrire Venom, et possiblement le réaliser. L'idée pour Ross serait de faire de Venom un anti-héros qui se transformerait en défenseur des âmes innocentes.

Dans Spider-Man 3, Venom était interprété par Topher Grace, photographe rival de Peter Parker. Son destin était d'ailleurs assez fatal. Il ne semble pas que Grace reprenne son rôle.

La précipitation à produire Venom vient surtout du fait que Marvel, détenteur des droits de tous les héros et vilains de ses bande dessinées, vient d'être acquis par le concurrent Walt Disney. Le même problème se pose pour la Fox (X-Men et ses dérivés, Daredevil et Elektra, Les 4 Fantastiques et ses clones...).

Du coup, la Columbia a décidé de mettre les bouchées doubles en lançant l'écriture de Spider-Man 5 et 6. La guerre des super-héros est d'ores et déjà prévue... en salles.