2009 juin » Le Blog d'Ecran Noir

Pina Bausch s’éclipse (1940-2009)

Posté par vincy, le 30 juin 2009

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L'une des plus grandes chorégraphes de ces quarante dernières années vient de mourir subitement d'un cancer diagnostiqué il y a cinq jours.

Parce que c'etait beau, aérien, gracieux, magique, inégalable, fluide, sensuel, aquatique, romantique, cosmopolite, joyeux, triste, ludique, émouvant, son art frôlait le pur génie chorégraphique. Elle laisse orphelin son Tanztheater de Wuppertal.

Il était naturel que le cinéma soit visuellement fasciné par ses mouvements amples, ses corps qui s'entrechoquent en douceur ou s'entremêlent en défiant les lois de la gravité, ces hommes qui cherchaient à ésduire ces femmes, et inversement. Chantal Ackerman avait réalisé un documentaire, Un jour Pina a demandé (1983). Autre docimentaire, celui de l'sraélienne Lee Yanor, Coffee with Pina (2006)

 On la voit dans le film de Federico Fellini, en princesse aveugle dans E la nave va. Elle reprenait alors son rôle de non voyante de sa plus célèbre création, "Café Müller" (1978). Ce même Café fut mis en scène pour le prologue de Parle avec elle, de Pedro Almodovar. Le cinéaste termine son film avec une autre pièce, "Masurca Fogo" (1998).

Pina Bausch avait réalisé La plainte de l'impératrice (1990). Mais, surtout, Wim Wenders avait annoncé à Cannes qu'il allait réaliser avec elle un film nommé Pina. Ce film en 3D dont le tournage devait commencer en septembre.

Pierre Etaix récupère (enfin) cinq de ses films

Posté par vincy, le 30 juin 2009

etaix1.jpgPremière victoire après de nombreuses défaites Le cinéaste Pierre Etaix est devenu ces derniers mois un symbole de la défense du droit d'auteur. Etaix a remporté un Oscar en 1963 avec son court métrage Heureux anniversaire co-signé avec Jean-Claude Carrière et a réalisé cinq longs métrages. Homme de cirque et dessinateur, amateur de burlesque à l'instar de son ami Jerry Lewis, il fut aussi l'assistant-réalisateur de Jacques Tati sur Mon oncle

Vendredi 26 juin , le Tribunal de Grande instance de Paris l'a autorisé à recouvrer les droits sur cinq de ses films que lui contestaient depuis 2007 la société Gavroche Productions, qui n'a jamais exploité ses longs-métrages. La décision du tribunal étant exécutoire, les négatifs sont déjà partis aux Archives françaises du film (AFF) pour des vérifications techniques, notamment les éléments sonores.

Flash-back en 2004. Pierre Etaix et le scénariste Jean-Claude Carrière entrent en négociation avec la société Gavroche Productions, en vue de restaurer et d'exploiter quatre films qu'ils avaient co-écrits : Le Soupirant, Yoyo, Tant qu'on a la santé et Le grand amour, en plus d'un autre écrit par Pierre Etaix seul, Le pays de Cocagne. Ils signent un contrat de cession de droits d'auteur, donnant ainsi l'intégralité des droits sur les cinq oeuvres réalisées entre 1963 et 1970. Ce contrat, proposé par l'ancienne avocate du réalisateur, Me Francine Wagner-Edelman, cédait à la société Gavroche Productions, gérée par le producteur Alain Wagner, frère de l'avocate, les droits exclusifs de restauration, de représentation et d'exploitation des cinq longs métrages pour le monde entier. Mais la société de production ne leur avait adressé en retour aucun document d'acceptation. Deux ans et demi plus tard, les auteurs avaient donc fini par considérer que, faute d'engagement ferme de la part du producteur, le contrat était caduc.

etaix21.jpgUn contrat annulé et 10 000 euros de dommages 

Cependant Gavroche Productions s'est dépêché de contester cette interprétation, et, dès janvier 2007,  elle fait publier le contrat au Registre public de la cinématographie et de l'audiovisuel (RPCA). En réplique messieurs Etaix et Carrière engagent une action en justice en décembre 2007, soutenus par la SACD. Le TGI vient de leur donner raison, "en l'absence de consentements valablement échangés" et a prononcé la "nullité du contrat de cession de droits d'auteur publié au RPCA".

Le tribunal a aussi débouté la société de productions des poursuites de contrefaçon qu'il avait engagées contre la Fondation Groupama GAN pour le cinéma à qui elle reprochait d'avoir fait restaurer les négatifs de Yoyo et présenté le film lors de projections publiques en 2007 (Festival de Cannes, du Festival du cinéma de Paris). Gavroche productions devra d'ailleurs verser 10 000 euros de dommages et intérêts à la Fondation pour procédure abusive.

Pourtant ce même TGI de Paris avait créé la polémique. Le 28 novembre dernier, il avait rejeté vendredi la demande formée par Pierre Etaix et Jean-Claude Carrière, de "restaurer et d'exploiter non commercialement" ceux-ci. Tout en reconnaissant "l'importance pour le patrimoine cinématographique français des oeuvres en cause", le Tribunal avait estimé qu'un tel argument est "sans portée" sur le contentieux qui oppose les demandeurs à la société Gavroche Productions. En revoyant l'affaire, afin que le dossier soit jugé sur le fonds, il a laissé les milieux culturels s'emparer rapidement du sujet, devenu depuis une affaire politique. "Je me battrai jusqu'à la mort pour qu'aucun autre auteur ne subisse ce que je vis", avait alors affirmé Pierre Etaix, dont le ton inhabituellement tragique contraste avec les oeuvres burlesques.

etaix3.jpg 56 000 signatures pour la pétition 

Car depuis, aucun de  ces cinq films puissent ne peut-être exploité ou restauré. La ministre de la Culture et de la Communication de l'époque, Christine Albanel, a souhaité une "issue rapide" du conflit juridique qui empêche la nouvelle sortie en salles des films de Pierre Etaix et a réaffirmé son "soutien moral" au cinéaste. Elle avait reçu une délégation, conduite par le comédien Jacques Weber et composée de Tom Novembre, Christophe Malavoy, Cabu et Jean-Paul Rappeneau qui lui avait remis une pétition de 56 000 signatures appelant à favoriser la diffusion des films de Pierre Etaix.

Etaix, 80 ans, a très mal vécu cet épisode. Accablé, il spérait que ses oeuvres très estimées soient diffusées de nouveau au plus grand nombre de son vivant. La décision de novembre dernier était pour beaucoup incompréhensible. Le cinéaste avait en plus trouvé un partenaie, la Fondation Thomson, qui s'engageait à restaurer les quatre négatifs à ses frais, et ne demandait ue le droit de sauvegarder son oeuvre. Des distributeurs réputés pour leur travail pour les films de patrimoine, Wild Side et Carlotta, avaient fait des offres fermes pour exploiter ces films et Arte souhaitait les diffuser lors d'une rétrospective. Cette demande pouvait aussi se ressentirsur les marchés internationaux.

Aussi les amis du cinéastes ont-il décidé de jouer l'opinion conte le système. Mise en ligne sur le site internet d'Etaix, une pétition avait recueilli près de 19 000 signatures, dont celles de Woody Allen et David Lynch, en quelques jours, avant de tripler son nombre grâce aux réseaux sociaux et à Internet. Le monde du cinéma belge s'est mobilisé le 18 novembre 2008 lors d'une soirée de soutien organisée au théâtre de la Toison d'or à Bruxelles.

C'est donc la fin d'un imbroglio juridique. Même si Gravroche peut faire appel d'ici un mois, on peut espérer (re)voir les films de Pierre Etaix en version restaurée prochainement. "Ce n'est que justice ! J'espérais ce dénouement heureux, j'ai attendu bien longtemps", a déclaré de son côté à l'AFP Pierre Etaix, vendredi dans la soirée. "Mon souhait est avant tout que mes films ressortent en salles et pour cela qu'ils soient restaurés au plus vite" a-t-il dit, ajoutant : "ce cinéma-là franchit très bien les frontières, car il n'a pas besoin de sous-titres".

387 millions de $ en 5 jours pour la sortie mondiale de Transformers 2

Posté par vincy, le 29 juin 2009

En dollars courants, et non pas en nombre d'entrées, la suite de Transformers a fait tombé de nombreux records et prouve que l'on peut réussir le lancement d'un film en sortie mondiale simultanée, un mercredi de juin hors période de fêtes ou de week-end férié. Le plus étonnant sans doute est que ce film très mauvais (si l'on excepte les beaux yeux de Megan Fox et le perfectionnisme des effets spéciaux) réussisse l'exploit, frôlant les scores de l'excellent Batman Le chevalier noir et battant ceux du génial Spider-Man 2.

387 millions de $ en cinq jours, dont 201 millions de $ sur les 10 000 écrans (répartis dans 4 234 cinémas) nord américains. Côté Amérique du Nord, Transformers 2 n'a pas réussi à égalé Batman (203,8 millions de $, en démarrant de vendredi à mardi) mais a relégué aux archives le record de Spider-Man 2 pour un démrrage le mercredi (152,4 millions de $). Dans le monde, le film a récolté 186,1 millions de $ depuis ses avant-premières au Royaume Uni et au Japon. Un résultat en deça de son box office américain qui étonne tant ces dernières semaines les blockbusters avaient tendance à faire mieux à l'étranger que sur le sol américain. Mais surtout côté international, Transformers 2 ne réalise que la troisième meilleure performance, derrière Pirates des Caraïbes 3 (216, 3 millions de $) et Harry Potter et l'ordre du Phoenix (193 millions de $). Dans 58 pays sur 9 910 écrans, le film a réussi à établir des records de lancement dans des pays comme la Chine.

Les franchises attirent en masse les publics qui cherchent un spectacle garanti avec des personnages déjà connus. Surtout, d'ici la fin de la semaine, le film de Michael Bay, malgré son coût astronomique, devrait être rentabilisé. Cela ne va pas arranger ceux qui plaidaient pour un contrôle des budgets au sein des studios hollywoodiens.

Deux autres changements pour les Oscars

Posté par vincy, le 29 juin 2009

Cela serait-il le début d'une révolution? L'Académie des Oscars a modifié sur deux autres points son règlement. Après avoir élargi à dix le nombre de nommés pour l'Oscar du meilleur film (voir actualité du 24 juin 2009), les organisateurs ont décidé de rendre la catagéorie "Meilleure chanson" facultative. Si le nombre de chansons valables n'est pas suffisant, la catégorie n'apparaîtra pas cette année-là.

Deuxième changement, les Oscars honorifiques - Irving Thalberg (cinéastes), Jean Hersholt (humanitaires) et les Oscars d'honneur (pour l'ensemble de la carrière) - seraient remis dans une cérémonie "à part", en novembre plutôt que lors de la soirée des Oscars. Ce choix a l'avantage de raccourcir la soirée, et donc de ne pas perdre d'audience en cours de show. Ce système est déjà en vigueur pour les Oscars techniques. Les Oscars honorifiques seraient au nombre de quatre maximum par an et annoncés dès septembre.

Ces deux choix ont aussi deux inconvénients. Sans chanson, comment faire venir les stars de la musique aux Oscars et ponctuer la soirée de numéros musicaux divertissants et souvent attendus par les plus jeunes spectateurs? L'absence des Oscars d'honneurs, relégués loin des caméras et réservés à une élite de 500 personnes, empêchera aussi les Oscars de jouer son rôle de lien patrimonial entre les générations. Plutôt que de changer cette règle, pourquoi ne pas choisir des personnalités plus en phase avec l'époque : plus de femmes, de cinéastes étrangers, de comiques ou de maîtres de genres.

Double emploi pour Hafsia Herzi

Posté par vincy, le 28 juin 2009

La comédienne Hafsia Herzi, révélée par La graine et le mulet, et césarisée pour l'occasion, est en train de terminer le tournage de Joseph et la fille. Ce deuxième film de Xavier de Choudens (Frères, 2004) est le récit du dernier braquage de Joseph, qui a purgé une peine de prison de 20 ans, en initiant la fille de son co-détenu. Joseph sera interprété par Jacques Dutronc, et Herzi hérite du rôle de Julie, sa future complice. Dutronc signe son retour sur le grand écran, depuis Le deuxième souffle et UV en 2007.

Hafsia Herzi enchaînera avec Jimmy Rivière, de Tedddy Lussi-Modeste, qui passe au long métrage après trois courts. Le film réunit Béatrice Dalle, Serge Riaboukine et Guillaume Gouix (remarqué dans la série "Les bleus"). Le tournage débute fin juillet en Isère.

La jeune comédienne a aussi été filmée par Raja Amri (Anonymes). Elle a deux autres projets en attente. On la verra surtout dans Le roi de l'évasion, d'Alain Guiraudie, qui sortira en salles le 15 juillet, après son succès à la Quinzaine des réalisateurs.

Dimanche, sur la chaîne Planète, le documentaire sur Harvey Milk

Posté par vincy, le 27 juin 2009

25 ans avant le film de Gus Van Sant, Harvey Milk, qui a valu l'Oscar du meilleur acteur à Sean Penn dans le rôle-titre, il y avait eu un documentaire, The Times of Harvey Milk. La chaîne Planète a la bonne idée de diffuser le documentaire dimanche 28 juin à 22h30.

Le film de Robert Epstein et Richard Schmiechen dresse le portrait d'Harvey Milk, premier homme politique gay à être élu en Californie, et dont l'assassinat en 1978 par Dan White, conseiller municipal, eut un très fort retentissement dans la société américaine.

Le documentaire a reçu six récompenses, dont l'Oscar du meilleur documentaire en 1984.

Une bonne idée alors que la "Gay Pride" parisienne (officiellement Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans) ce samedi célèbre 40 ans de luttes homosexuelles depuis les émeutes new yorkaises de Stonewall sous le thème de « 1969 – 2009 : Fier-e-s de nos luttes, à quand l’égalité réelle ? ».

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voir aussi mon blog sur les Toiles Roses

25 ans de Fête de cinéma, une semaine d’orgie visuelle

Posté par vincy, le 27 juin 2009

Pour fêter son 25ème anniversaire, la Fête du Cinéma a décidé de commencer ce samedi mais de durer une semaine (voir actualité du 30 janvier) !

Jusqu'au vendredi 3 juillet, soit quatre jours de plus que les éditions précédentes, pour l'achat d'une place au tarif habituel de la séance (plein ou réduit), chaque spectateur reçoit la nouvelle carte Fête du cinéma avec laquelle il peut voir le nombre de films qu'il veut, partout en France, au tarif de 3 euros la séance, pendant toute la durée de la manifestation. A une époque c'était 10 francs (1 euros 50). Sachant que le prix de la place en tarif plein commence à frôler voire atteindre les 10 euros... Cela coûte de plus en plus cher de voir un film sur grand écran.

Ecran Noir vous recommande de rattraper Etreintes brisées, Looking for Eric, Je l'aimais, Ponyo sur la falaise, Dans la brume électrique, Departures, Good Morning England. De découvrir SherryBaby, Jaffa, Amerrika, Fausta, Who's that Knocking, Sunshine Cleaning... De ne pas manquer Les beaux gosses, Coraline, Very bad Trip. De vous divertir avec Jeux de pouvoir, Fais-moi plaisir, Lascars, Tellement proches, ... et dès mercredi Whatever Works, le nouveau Woody Allen.

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L’Ecole Louis-Lumière rejoindra la Cité du cinéma de Besson

Posté par vincy, le 26 juin 2009

besson_levy.jpgCe n'était pas forcément la nouvelle la plus exaltante. Mais lors de la présentation du projet de la Cité du cinéma de Luc Besson (voir aussi l'actualité du 10 mars 2008), sur laquelle nous reviendrons prochainement, le nabab français a confirmé avoir été à l'Elysée pour obtenir une intervention de l'Etat dans certains dossiers, et notamment l'arrivée de l'Ecole nationale supérieure Louis-Lumière. La grande rivale de la fémis, qui forme aux métiers les plus techniques du cinéma (directeur de la photo, cadreur, assistant opérateur ou de réalisation, mixeur son, ingénieur du son, preneur de son...).

Installée, ou disons plutôt éloignée de Paris, à Noisy-le-Grand, l'école, créée en 1926, est aujourd'hui dirigée Francine Lévy (en photo, à côté de Luc Besson). Elle "a signé le jeudi 28 mai 2009 avec la Caisse des Dépôts et Consignations les principaux termes et conditions d’un accord prévoyant l’installation de l’ENS Louis Lumière à la Plaine Saint-Denis, sur le site de la Cité du Cinéma. Cet accord, signé au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche retient toute l’attention de la direction depuis plus d’un an. Il devrait permettre le déménagement de l’Ecole pour la rentrée 2012."

L'école disposera donc de 8 000 m² que la Cité louera à l'Education nationale. Selon le communiqué de l'école, "le site de la Cité du Cinéma permettra de développer des synergies entre formation, recherche appliquée et industrie, au cœur de l’épicentre de la production des images et des sons, à proximité immédiate des universités de Paris VIII et Paris XIII, et dans le prolongement des projets déjà développés au sein du pôle de compétitivité Régional Cap Digital ."

C'est une véritable révolution pour l'enseignement du cinéma, et surtout, géographiquement cela rapprochera les élèves de Louis-Lumière de ceux de la Fémis, situés dans le nord de Paris.

Michael Jackson, une mégastar déchue (1958-2009)

Posté par vincy, le 25 juin 2009

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King of the Pop. L'une des plus grandes stars du XXe siècle, par son impact médiatique, culturel mais aussi sociétal, serait mort ce jeudi 25 juin. Le même jour que Farrah Fawcett. Un arrêt cardiaque a 50 ans.

Le cinéma lui aura toujours tourné le dos. Contrairement à Madonna (Evita) ou Whitney Houston (The Bodyguard), il n'aura jamais trouvé le rôle qui l'aurait consacré. Sans doute ses obsessions névrotiques et ses opérations chirurgicales n'ont pas aidé celui qui détenait les droits des Beatles et ceux de ses propres albums, notamment "Thriller" et "Bad", parmi les plus vendus de l'histoire. Très endetté, et la réputation entahcée par des scandales pédophiles, Jackson a souvent essayé de revenir sur le devant de la scène, en vain.

Ses clips ont été réalisés par les plus grands : John Landis (Thriller), Martin Scorsese (Bad), Stan Winston (Ghosts). Il a aussi joué pour Francis Ford Coppola (l'attraction "Captain Eo"). On l'a entreaperçu dans Men in Black II, en Agent M, et plus longuement dans une nouvelle version du Magicien d'Oz, avec son idole, Diana Ross, The Wiz, de Sidney Lumet (en 1978). Il était, enfin, très proche de Elizabeth Taylor.

De nombreux hits ont été utilisés dans différents films pour leur bande originale.

Le jour final de Farrah Fawcett (1947-2009)

Posté par vincy, le 25 juin 2009

farrahfawcett1.jpgElle était la blonde flamboyante (avec un brushing légendaire) dans la série TV "Drôles de Dames" (29 épisodes). Mais pas seulement. Cette icône de la coiffure ("la coupe à la lionne"), longtemps classé parmi les plus belles femmes du monde, a d'abord commencé dans La jeune femme s'est faite connaître en 1976 à la faveur d'une photo prise par une agence éditant des posters. Elle y apparaît simplement vêtue d'un maillot de bain rouge, la tête penchée en arrière, ses cheveux blonds tombant en cascade sur ses épaules, un sourire éclatant sur les lèvres. L'image fait un tabac et se vend à 12 millions d'exemplaires.

Elle se maria d'ailleurs avec "L'homme qui valait trois milliards", Lee Majors, avec qui elle collabora dans le feuilleton. Puis elle partagea sa vie avec le comédien Ryan O'Neal (Barry Lindon) de 1980 à 1997, puis l'accompagna ces dernières années, jusqu'à sa mort le jeudi 25 juin 2009. Elle a succombé à son cancer anal, diagnostiqué il y a trois ans.

Sr le grand écran, elle est apparue dans une vingtaine de films entre 1969 et 2004. Elle a commencé avec Claude Lelouch, dans Un homme qui me plaît. On notera sa participation au célèbre Cannonball en 1981, avant de trouver son rôle le plus marquant dans Extremities, de Robert M. Young, qui lui valu une nomination aux Golden Globes. Elle tourna aussi dans des mauvais films de Stanley Donen et Alan J. Pakula. Robert Altman l'enrôla dans son casting très féminin de Docteur T et les femmes, en 2000. Mais c'est dans Le Prédicateur, de Robert Duvall, où son rôle, certes secondaire, restera le plus intéressant de sa carrière. Les prix du cinéma indépendant la nominèrent pour son personnage d'épouse du prêtre.

Elle n'est pas apparu dans la version cinéma de Drôles de dames. Elle avait exigé être la voix du nouveau Charlie... Si le cinéma l'a snobée, elle a réussit une brillante carrière sur le petit écran, à travers des téléfilms populaires et des seconds rôles "invités" dans des séries à succès.

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