2009 janvier » Le Blog d'Ecran Noir

Premiers pas de Julien Doré au cinéma…

Posté par vincy, le 31 janvier 2009

julien dore en slipCe n'est pas une première. Benjamin Biolay est nommé aux César du meilleur espoir masculin cette année pour Stella. On verra Bénabar dans Incognito cet été. Il faudra désormais compter sur Julien Doré, gagnant de la Nouvelle Star en 2007 et auteur-compositeur-interprète de l'album à succès, "Ersatz". Carole Lambert, tout juste trentenaire, productrice (Les films de l'aiguille), réalisatrice d'un court-métrage en 2007, Les fiches Safari, s'attaque à son premier long : Reine d'Espagne. Il sera tourné sur l'île de Sein ce printemps. Comme pour son court, Lambert explore les liens entre frères et soeurs, le passé et le présent. Le film réunit Emmanuelle Devos, Hélène Fillières et Mélanie Bernier (Mes stars et moi).

On sait que Doré a toujours été intéressé par le cinéma. Deneuve apparaît en roller dans un de ses clips. Les Guignols le pastichent et en font un réalisateur d'avant-garde. Il a composé la musique du prochain film de Judith Godrèche (Toutes les filles pleurent). Il a déjà joué dans un court métrage, Les astres noirs, de Yann Gonzalez.

Dans une interview récente, Doré avoue avoir toujours voulu faire le comédien, avant même de faire les beaux-arts ou de la musique. "C'est vraiment quelque chose qui fait partie de moi depuis toujours. Et en plus, je me fous des clivages et qu'on ait envie de me mettre dans une case ! Si j'ai envie de faire du cinéma demain, ben, je le ferai si on m'en donne la possibilité ! C'est une partie de moi que j'ai vraiment envie d'explorer à un moment donné. " Le moment semble arriver.

Musée Guimet : focus sur le cinéma thaïlandais contemporain

Posté par MpM, le 31 janvier 2009

Au fil du MékongAvec son nouveau cycle "Au fil du Mékong", l’auditorium du Musée des arts asiatiques propose jusque fin juin une programmation éclectique s’intéressant à trois pays bordés par le célèbre fleuve : la Birmanie, le Laos et le Thaïlande. Si les deux premiers seront uniquement abordés sous l’angle des "rites et croyances des peuples et minorités ethniques" (les nagas birmans, le peuple karenni, le bouddhisme et les bouddhas d’or, les rites laotiens…) par le biais d’une quinzaine de documentaires, le dernier bénéficiera à la fois de cette facette thématique (les esprits, les Akhas, la fête des eaux…) et d’une exploration plus fictionnelle offrant un véritable panorama du cinéma thaïlandais contemporain.

Cette cinématographie, qui s’impose depuis une dizaine d’années comme l’une des plus originales et novatrices du monde, existe quasiment depuis l’invention des frères Lumière. Elle a connu un premier âge d’or dans les années 30 et un véritable renouveau à la fin des années 70. Mais la concurrence conjointe des films hollywoodiens et de l’essor de la télévision a réduit de manière drastique la production locale après 1981. La Thaïlande est ainsi passée de 150 films locaux par an en 1978 à seulement une dizaine au milieu des années 90.

La nouvelle vague actuelle a été initiée par trois réalisateurs de publicité (Nonzee Nimibutr, Pen-ek Ratanaruang et Wisit Sasanatieng) qui, en 1997, décident de reprendre la Blissfully yourscinématographie locale en mains en proposant une qualité artistique susceptible de séduire aussi bien les investisseurs que le public. Cela donne 2499 antapan krong muang (écrit par Wisit Sasanatieng et réalisé par Nonzee Nimibutr) et Fun Bar Karaoke (de Pen-ek Ratanaruang, Prix spécial du jury au Festival des 3 continents de Nantes), qui sont d'énormes succès au box-office thaïlandais.

Un cinéma en vogue depuis huit ans

Mais très vite, l’engouement gagne les grands festivals internationaux. En 2001, le western stylisé Les larmes du tigre noir de Wisit Sasanatieng est le premier film thaïlandais sélectionné au Festival de Cannes. Suivent Monrak transistor (Quinzaine des réalisateurs 2002) et Ploy de Pen-ek Ratanaruang (Quinzaine des réalisateurs 2007) ainsi que deux autres de ses œuvres qui reçoivent les honneurs de Venise et Berlin : Last life in the universe, présenté à la Mostra en 2003 et Vagues invisibles, en lice pour l’Ours d’or en 2006. Enfin, autre grand réalisateur révélé et porté aux nues par le Festival de Cannes, Apichatpong Weerasethakul y reçoit le prix du meilleur film de la section Un certain regard pour Blissfully yours en 2002 et le prix du jury pour Tropical malady en 2004, avant d’être l’un des jurés de la compétition officielle en 2008.

Citizen DogA noter que tous ces films figurent parmi ceux projetés à Guimet d’ici la fin du mois de juin, ce qui en dit long sur la qualité de la programmation. Ce "Regard sur le cinéma thaïlandais contemporain" offre en effet un panorama passionnant des films et des auteurs qui comptent et ont compté en Thaïlande depuis la fin des années 90, ne faisant l’impasse ni sur le courant léger et ultra-loufoque où s’inscrit par exemple la délirante comédie musicale Citizen dog, ni sur la cinématographie plus exigeante et déconcertante représentée par les longs-métrages oniriques et mystérieux d’Apichatpong Weerasethakul. L’occasion de (re)découvrir, en une douzaine de films, toute la richesse et l’inventivité de ce cinéma thaïlandais que l’on ne se lasse pas de voir venir à nous.
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Du 2 février au 24 juin 2009
Séances à 12h15 les lundis, mercredis ou vendredis selon les semaines
Programme complet et informations sur le site de l’Auditorium Guimet

La Fête du cinéma s’étalera sur une semaine et augmentera son tarif

Posté par vincy, le 30 janvier 2009

Pour ses 25 ans, la Fête du cinéma modifie sa formule.  Coincée sur trois jours, elle s'étendra désormais sur sept jours, du 27 juin au 3 juillet. Du coup, le tarif unique passe de 2 à 3 euros sur présentation du passeport.

Cela faisait plus de 15 ans que le concept n'avait pas changé, et les chiffres décevants de l'an dernier (-27% par rapport à 2007) ont sans doute accéléré la volonté d'évoluer. C'est aussi deux millions de spectateurs perdus entre le record de 2004 et le chiffre de fréquentation de 2008, qui s'établissait, discrètement à 2,3 millions d'entrées. 

Le risque n'est cependant pas négligeable. Certains films, comme Seuls Two l'an dernier, ont fait l'essentiel de leur box office pendant la Fête. Or, en démarrant un samedi, pour se finir le vendredi suivant, l'événement impactera à la fois sur les sorties du 24 juin (le Michael Mann, Public enemies, avec Johnny Depp est prévu) et celles du 1er juillet, où est prévu L'âge de glace 3. Si le nombre de spectateurs sera assurément boosté, l'impact financier n'est pas encore estimé.

En attendant, rendez-vous les 22, 23 et 24 mars pour le Printemps du cinéma qui souffle ses dix bougies. L'opération avait attiré 3,5 millions de spectateurs. Une forte hausse de la fréquentation en avait fait un événément plus populaire que son aînée, La fête du cinéma.

Les Trophées du Film Français récompensent tout le monde…

Posté par vincy, le 30 janvier 2009

L'hebdomadaire professionnel Le Film Français a remis, pour la 16e fois, le 27 janvier, ses trophées. Et personne n'a été oublié.

Les prix quantitatifs, récompensant les films en fonction de leur nombre d'entrées, ont été décerné à Bienvenue chez les Ch’tis (Trophée des trophées), Vilaine (Trophée de la première oeuvre), Astérix aux Jeux Olympiques (Trophée spécial de la première oeuvre) et Braquage à l'anglaise (Trophée du film européen).

Les lecteurs du Film Français ont élu les dirigeantes du distributeur et producteur Haut et Court, Carole Scotta et Caroline Benjo, sans doute pour le succès critique et public d' Entre les murs. Pour l'année 2008, avec huit films en salles tout au long de l'année, le distributeur a attiré 2 millions de spectateurs, soit davantage qu'UGC et MK2. Le film de Laurent Cantet représente les trois quart de son audience.

Le jury exploitants a honoré le Sémaphore à Nîmes, qui diffuse des films plutôt art et essai dans un marché en légère progression.

Le jury duo a retenu Un conte de Noël, réalisé par Arnaud Desplechion et produit par Pascal Caucheteux, pour le Trophée duo cinéma; pour son équivalent dans la catégorie révélation, ils ont choisit L'apprenti, réalisé par Samuel Collardey et produit par Grégoire Debailly.

Le Monde de Narnia poursuit son voyage…

Posté par vincy, le 29 janvier 2009

Il y a un mois, Disney avait annoncé qu'il renonçait à distribuer le troisième épisode du Monde de Narnia. Le premier épisode, sorti en 2005, avait rapporté 745  millions de $ dans le monde, soit la troisième plus grosse recette de cette année là. La suite, sortie au printemps dernier, n'avait récolté que 420 millions de $, soit la dixième plus importante recette de 2008. Cette chute drastique au box office mondial, avait rendu la franchise trop dépendante d'un marché mondial moins maîtrisable. Surtout, les coûts de production et de marketing s'envolant, la suite a été tout juste rentable.

Cet abandon en pleine série est excessivement rare. Pour le producteur, Walden Media, il était vital de trouver un nouveau studio capable de co-financer et distribuer le troisième opus, The Voyage of the Dawn Treader. Mercredi 28 janvier, la 20th Century Fox a confirmé son engagement dans le développement du projet. Sous la bannière Fox Walden, des équipes s'attèlent actuellement à finaliser le budget et le scénario d'un film qui doit être tourné cet été pour une sortie fin 2010. Le film coûterait seulement 140 millions de $ (contre 180 millions de $ pour le premier et 215 millions de $ pour le deuxième).

Le premier scénario a été écrit par Richard LaGravanese. Michael Apted (Le monde ne suffit pas) en sera le réalisateur. La production n'aurait plus lieu au Mexique mais en Australie. Ben Barnes, Skandar Keynes, Georgie Henley et Will Poulter ont été confirmés au casting.

Pour la Fox, c'est aussi l'occasion de renouer avec une série fantastique, après l'échec "relatif" d'Eragon. Le studio n'a surtout pas réussi à distribuer un film rapportant plus de 250 millions de $ en Amérique du Nord depuis 2006. Les seul hits mondiaux du studio en trois ans sont des films d'animation (The Simpsons Movie, L'âge de glace 2).

A l'issue de la trilogie, la Fox devra sans doute choisir, ou pas, de s'engager dans les autres suites (les romans de C.S. Lewis sont au nombre de sept).

20e festival de Rennes : travelling sur Jérusalem

Posté par MpM, le 29 janvier 2009

Festival Travelling20 ans, pour un festival de cinéma, c’est déjà un bel âge, dénotant maturité et capacité à durer, tout en promettant un regard résolument tourné vers l’avenir. C’est pourquoi, en lieu et place d’une commémoration un peu plombante, les organisateurs ont-ils choisi de s’offrir pour cette 20e édition un voyage dans une ville ô combien symbolique, Jérusalem.

Le principe du Festival Travelling de Rennes est en effet de s’intéresser chaque année à la cinématographie générée autour d’une ville en particulier (Buenos Aires en 2008, Téhéran ou Tokyo par le passé) ou d’une thématique liée au cadre de vie urbain ("Une ville la nuit" en 2007). "Nous choisissons la ville entre un et deux ans à l’avance, en fonction d’une envie d’équipe", explique Anne Le Hénaff, responsable artistique. "L’idée est d’abord de voir s’il se passe des choses cinématographiquement, c’est-à-dire si la ville a souvent été portée à l’écran, s’il y a matière pour la dérouler dans le temps. On commence par les œuvres majeures puis on emprunte les chemins de traverse." Commence alors un long travail de recherche, presque de fouille, qui permet de dénicher "de petits bijoux", nouveaux comme anciens, mais aussi de déborder le cadre du cinéma pour appréhender les spécificités sociales, géographiques ou culturelles d’une ville.

"Dans le cas de Jérusalem, nous voulions dès le départ aller au-delà des images toutes faites de la ville, de celles que montrent les médias. Il est souvent difficile d’imaginer comment on y vit, donc c’était notre première ambition : simplement entrer dans la vie des uns et des autres", se souvient Mirabelle Fréville, la co-programmatrice. "Très honnêtement, nous ne pensions pas trouver 53 films ! Mais Jérusalem a une consistance incroyable, avec des genres très différents. Tous les films que nous avons choisis ont un aspect esthétique ou artistique qui nous a intéressés."

Les festivaliers pourront ainsi découvrir toute une programmation déclinée en divers thèmes : rétrospective Jérusalem de plus d’un siècle de cinéma, coups de cœur du cinéma israélien contemporain, coups de cœur du cinéma palestinien au présent et cartes blanches à la productrice israélienne Yaël Fogiel et au cofondateur du Festival, le Palestinien Hussam Hindi. On retrouve bien sûr de grands noms comme Amos Gitaï et le troublant Kadosh, Elia Suleiman (Intervention divine, Chronique d’une disparition), Chris Marker (Description d’un combat), Hany Abu-Assad (Paradise now, Le mariage de Rana…), mais aussi des œuvres plus confidentielles comme Jérusalem est fier de présenter de Nitzan Gilady, un documentaire sur la tentative d’organiser une gay pride internationale dans la ville.

Parmi l’ensemble, Anne Le Hénaff et Mirabelle Fréville recommandent tout particulièrement Fragments de Jérusalem de Ron Havilio, un film inédit en 7 parties qui permet Travelling juniorde remonter le fil de l’histoire de la ville en parallèle avec celle d’une vieille famille de Jérusalem ; Quelqu’un avec qui courir de Oded Davidof, sur la vie nocturne et troublée de la cité et Ford transit de Hany Abu-Assad, jamais sorti en France, sur les incessants passages aux checkpoints de ceux qui doivent se déplacer dans Jérusalem. "Nous espérons ainsi donner une autre vision de la vie à Jérusalem et renvoyer le spectateur à des interrogations plus larges".

En parallèle, le festival organise un concours d’adaptation de nouvelles, des ciné-concerts, des séances "ciné-baby" pour les 18 mois / 2 ans et des compétitions de courts métrages. L’idée est de faire de la manifestation le point d’orgue d’une action culturelle qui a lieu au long cours toute l’année au travers de séances en plein air et d’éducation à l’image, afin d’impliquer le tissu local rennais. "La star, c’est Rennes. Il faut la faire vivre un minimum !", conclut Anne Le Hénaff. Et quoi de plus normal pour un festival qui met la ville à l’honneur ?!

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20e Festival de Rennes Métropole
Travelling Jérusalem
Du 31 janvier au 10 février 2009
Informations et horaires sur le site du festival

PPDA, du livre au cinéma

Posté par vincy, le 28 janvier 2009

poivre d arvorDepuis qu'il a quitté sa position d'homme tronc du journal télévisé de 20 heures, Patrick Poivre d'Arvor, a le don d'ubiquité : sur les plateaux de télévision, où il a été l'invité chouchou des talk-shows de l'automne, avant de reprendre du service sur France 5 (depuis deux semaines) et Arte (dans un mois) ; dans les librairies, où chaque mois, un nouveau livre ou une réédition envahit les comptoirs, même si son dernier ouvrage, un essai intitulé A demain ! En chemin vers ma liberté (Fayard) n'a pas rencontré le succès escompté ; et désormais au cinéma... PPDA passera derrière la caméra cet été, avec son frère Olivier Poivre d'Arvor, par ailleurs président de CulturesFrance, organisme chargé de promouvoir la culture française hors de ses frontières.

Il est évident que ce n'est pas l'expérience de cinéaste qui a facilité le financement du projet. Un coup (raté) à la Houellebecq ou une tentative (sincère) à la Claudel ? Si de plus en plus d'écravins passent derrière la caméra (Eric Emmanuel Schmitt sort un nouveau film cette année, Marc Dugain est actuellement en tournage), et si cela a toujours existé (Cocteau, Duras...), les critiques et cinéphiles restent dubitatifs sur le talent de chacun à mettre en images leurs propres mots.

Le film sera l'adaptation de leur roman J'ai tant rêvé de toi, paru en 2007 chez Albin Michel. Le tournage débutera cet été. Cela devrait se dérouler, comme dans le roman, à Prague. Il s'agit de l'histoire de Youki, fragile, anorexique, nymphomane, à l'enfance dévastée par le manque paternel qui découvre son père, un Casanova vieillissant doublé d'un imposteur... Le film avait reçu les éloges de la critique littéraire, des libraires et avait finit en bonne position dans la plupart des prix littéraires.

Pixar honoré d’Hollywood à Venise

Posté par vincy, le 28 janvier 2009

ed carmull john lasseter pixarAnnée faste pour le studio Pixar, pionnier du cartoon 3D, récemment acquis par Walt Disney. Ed Catmull, ingénieur informatique, co-fondateur de Pixar, Président de Walt Disney & Pixar Animation Studios recevra un prix spécial lors de la prochaine cérémonie des Oscars. Le Gordon E. Sawyer Award lui sera remis pour "ses contributions techniques et son leadership dans le domaine du graphisme informatique pour l'industrie du cinéma." Créateur de trois centres de recherche (New York Institute of Technology, le département informatique de Lucasfilm et Pixar Animation Studio) a fait de lui un lien essentiel entre la science et l'art. Depuis 1981, le Gordon E. Sawyer Award récompense les personnalités dont les contributions technologiques ont fait avancer le cinéma. Un français l'a déjà reçu, Pierre Angénieux, en 1990.

En septembre, ce sera au tour de John Lasseter de recevoir une très belle récompense, un Lion d'or pour l'ensemble de son oeuvre, au festival de Venise. Désormais consultant spécial et chef de la création chez Walt Disney & Pixar Animations Studios, il a piloté tous les récents succès en 3D, de Ratatouille à Volt, qui sort le 4 février en France. Il a réussit à laisser une empreinte reconnaissable dans chacun de ses films, mélangeant émotion, affection et dérision. Pour le directeur artistique du Festival, Marco Mueller, il est au point de rencontre "entre l'avant-garde artistique, technologique et formelle et le blockbuster." "Il n'a pas seulement contribuer à amener l'animation à de nouveaux sommets (...) il est aussi devenu un des symboles les plus précieux, vitaux, inventifs du grand cinéma traditionnel hollywoodien."

Il est la deuxième personnalité du monde de l'animation à recevoir ce prix si prestigieux, après son ami Hayao Miyazaki, en 2005.

L'an dernier, WALL-E a été considéré comme l'un des meilleurs films de 2008, tous genres confondus, et devrait, facilement, ramener le 4e Oscar du meilleur film d'animation le 22 février prochain. Le studio avait aussi raflé deux Oscars dans la catégorie meilleur court métrage d'animation.

photo : Ed Catmull à droite, John Lasseter à gauche

Jamie Bell sera Tintin

Posté par vincy, le 27 janvier 2009

jamie bellRévélé en 2000 avec Billy Elliot, le comédien Jamie Bell a été choisi par les réalisateurs Steven Spielberg et Peter Jackson pour incarner le reporter créé par Hergé il y a 80 ans. Le jeune anglais a, depuis, été repéré dans King Kong (de Peter Jackson), Mémoires de nos pères et Jumper.

La production vient de commencer, après quelques mois d'incertitudes : après le lâchage de Universal, Sony avouait ne pas pouvoir supporter seul le projet trop coûteux (100 millions de $ de budget). Grâce à la reprise par Paramount de la trilogie, la pré-production a été lancée cet automne. En pleine crise économique, Hollywood se méfie du projet de Spielberg et Jackson, sans doute rentable à l'international, mais pas forcément sur le marché américain, où Tintin est relativement peu connu.
Adapté de l'album "Le secret de la licorne" (11e album, édité en 1943), le film est réalisé dans une 3D ayant recours à la technologie de capture de mouvements. Tintin a été scénarisé par un spécialiste en comédie, Steven Moffat (les séries "Coupling" et "Docteur Who"), et les compères plutôt adeptes de séries B, Edgar Wright et Joe Cornish (Ant Man).

Au casting, on retrouvera Andy Serkis, le célèbre Gollum du Seigneur des Anneaux, en Capitaine Haddock, Simon Pegg et Nick Frost (Dupont et Dupond), Toby Jones et ... Gad Elmaleh (dans le rôle d'un ventripotent trafiquant d'opium, Omar Ben Salaad). Pour Rakham le rouge, c'est James Bond qui s'y colle, puisque Daniel Craig a été choisi. celui-ci avait déjà travaillé avec Spielberg dans Munich. A noter que Bell et Craig sont à l'affiche actuellement du film Les insurgés.
Avec un an de retard, la sortie est désormais prévue pour 2011 ; en Europe, c'est Sony qui sera en charge de la distribution. D'ici là, Jackson devrait tourner le deuxième épisode de la franchise et Spielberg espère pouvoir financer son biopic sur Abraham Lincoln.

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Lire aussi : Tintin au cinéma

Coeur d’Encre : au coeur du livre

Posté par Morgane, le 27 janvier 2009

ink heart coeur d'encre brendan fraser « - je ne suis pas juste un pauvre personnage de ton livre »

Synopsis : Mo et sa fille de 12 ans, Meggie, ont en commun le don extraordinaire de pouvoir donner vie aux personnages des livres qu’ils lisent à haute voix. Mais ce miracle a un prix : pour chaque personnage surgi d’un livre, une personne du monde réel disparaît en retour dans ses pages… Un jour, dans une boutique de livres d’occasion, Mo reconnaît des voix qu’il n’avait plus entendues depuis des années. Elles proviennent de Cœur d’Encre, un livre aux fabuleuses illustrations remplies de châteaux et de créatures fantastiques. Mo cherche ce livre depuis que la mère de Meggie, Resa, y a disparu, emportée dans son monde merveilleux voilà déjà neuf ans. Mais le risque est grand : le redoutable Capricorne, le méchant de Cœur d’Encre, veut kidnapper Meggie dans le but d’utiliser son don pour donner vie à son plus puissant allié : l’Ombre.

Ce que l’on en pense : Cœur d’Encre, adapté du roman du même nom de l’écrivain Cornelia Funke et premier volet de la trilogie d’Encre (Sang d’Encre et Mort d’Encre), mêle la magie à la réalité.

L’histoire faisant entrer le fantastique au cœur du quotidien séduit, à première vue. De plus, l’idée d’un grand pouvoir possédé par les livres, dans un monde où le tout numérique guette, fait rêver petits et grands. La force contenue dans ces gouttes d’encre donne très certainement le goût de l’évasion et c’est avec plaisir qu’on s’engouffre dans l’aventure aux côtés de Mo et de sa fille Meggie. Brendan Fraser (vu récemment dans La Momie 3, Voyage au centre de la Terre) est d’ailleurs plutôt convaincant en papa protecteur prêt à tout pour réunir sa petite famille et les gentils sont assez attachants.

Néanmoins, les figures des méchants déçoivent très rapidement, sans doute trop caricaturales, et l’on regrette que le monde imaginaire dépeint par Iain Softley ne soit pas plus riche. Le château rempli de méchantes créatures perdu au milieu d’une forêt paraît assez léger et manque quelque peu d’imagination, laissant ainsi le spectateur sur sa faim.

Cœur d’Encre se fonde sur une bonne idée à l’origine pour un résultat malheureusement décevant. Dommage..